3 leçons de la conférence Lausanne III au Cape

Plusieurs de mes amis ont eu l’occasion de participer à la conférence internationale à Cape Town. L’un d’entre eux, Saotra Rajaobelina nous raconte trois choses qui l’ont marqué. On y retrouve la solution pour l’Eglise occidentale, une encouragement à la générosité et on apprend quelle est la plus grande injustice dans le monde:

Émouvant : au congrès, j’ai passé beaucoup de temps avec un délégué d’un pays d’Afrique. La première chose que j’ai remarqué chez lui est sa maigreur. J’ai appris par une autre personne qu’il se privait parfois de nourriture au profit de ses enfants. Je me suis fait la réflexion que nos églises investissent pas mal d’argent pour leur confort personnel en pensant très peu aux frères et soeurs dans le monde dont le ventre crient famine. Que Dieu nous pardonne et nous permette d’imiter ce mouvement étudiant du Bangladesh : bien qu’extrêmement pauvres et persécutés ils ont envoyés 5000 dollars US à leurs frères et soeurs en Haïti suite au tremblement de terre.

Remuant : Rencontrer des frères et soeurs de Jos au Nigéria est particulier. Dans cette ville des centaines de chrétiens se sont fait massacrés par des extrémistes musulmans ces dernières années. Un responsable d’église a donné son témoignage : sa femme a été torturé, son ami proche brûlé vif, d’autres amis massacrés. Cependant il a terminé son récit en affirmant avec hardiesse qu’il était prêt à mourir pour la cause de l’évangile…Ce qui était déroutant c’est que beaucoup d’autres délégués tenait le même discours : du Nigéria à la Tunisie, de la Corée du Nord à l’Érythrée nos frères et soeurs sont prêts à être torturés, voir leur famille souffrir, offrir leurs vies pour que l’évangile progresse.

La plus grande injustice qui soit : 27 % de la population mondiale n’a encore aucun accès à l’évangile. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes aujourd’hui sans avoir jamais su que Jésus existait. Or, seul 2 % des ressources missionnaires mondiales sont consacrées à ces peuples. C’est la plus grande injustice qui existe sur cette terre et dont nous sommes responsables. Chaque pays a été exhorté à prendre au sérieux le défi de ces peuples n’ayant aucun accès à l’évangile, y compris la France… Jossy Chacko fondateur d’empart, un mouvement d’implantation d’églises dans le nord de l’Inde prétend : « tant d’églises en Occident sont en train de mourir. Elles sont devenues nombrilistes. Mais quand elles se tournent vers l’extérieur et redécouvrent la mission envers les peuples non-atteints, elles sont revitalisées et redynamisées¹ ». C’est bon à savoir!

1 Jossy Chacko dans Inouï p 205 voir aussi le site www.empart.ch

Reçois la Bible sans numérotation de versets et chapitres!

Disciplines spirituelles light

Un cadeau créé par l'équipe TPSG avec la traduction Segond 1910!

Zéro spam. Promis! Powered by ConvertKit

Stéphane Kapitaniuk

Disciple de Jésus. Mari de Hanna. Papa de Noah (5 ans), Théa (bébé) et de 3 enfants repris dans le ventre de leur maman. Stéphane est un pasteur diplômé de l’Institut biblique de Genève. Il est le co-fondateur et directeur de ToutPourSaGloire.com. Après 6 ans de ministère pastoral, Stéphane est retourné à un autre de ses amours: les livres. Il est le responsable communication pour BLF Éditions, un éditeur évangélique. Avec son épouse, il a aussi fondé ChezCarpus.com, la première librairie chrétienne de livres d'occasion. Il est aussi le créateur de plusieurs formations pour le logiciel biblique Logos (dont cette mini formation gratuite).

https://stephanekapitaniuk.toutpoursagloire.com

Articles pouvant vous intéresser

  • […] directeur de Jeunesse pour Christ au Sri Lanka était présent à la conférence du Cape 2010. Il a accordé une interview à Christianisme aujourd’hui. Il a répondu à des questions sur […]

  • […] Saotra Rajaobelina témoigne de ce qu’il a retenu du congrès de Lausanne (au Cap, en Afrique du Sud). J’ai trouvé ça absolument pertinent: « A l’écoute de chrétiens persécutés, j’ai réalisé encore davantage le coût de l’Évangile et l’urgence de l’annoncer. Le risque pour nos Églises est de chercher le succès numérique. Notre défi aujourd’hui consiste à former des disciples. » […]

  • >