4 choses qui m’aident après avoir raté ma prédication

Chaque prédicateur doit apprendre à gérer ses sermons ratés. Voici 4 pensées qui m'aident quand je pense avoir raté ma prédication.

La semaine dernière, j'ai prêché une mauvaise prédication. J'avais l'impression que c'était le plus mauvais sermon de ma courte carrière de stagiaire (courte, non pas parce que j'ai été viré suite à la prédication, mais parce que j'ai commencé il y a 6 mois). Comment faire pour bien réagir après nos propres mauvaises prédications? Voici 4 pensées qui m'aident:

Avant même de commencer, je le sentais mal. Après avoir terminé, j’avais l’impression d’avoir raté. Ce n’était qu’un sentiment. Jusqu’à ce que ce sentiment se transforme en conviction quand mon formateur me l’a confirmé. Ce n’était pas un moment joyeux. Comment gérer l’après-coup suite à une mauvaise prédication? Voici 4 choses qui m’aident:

1. Je ne suis pas sauvé par mes prédications

Il faut commencer là: je suis sauvé parce que Jésus est un grand Sauveur, non parce que je suis un bon prédicateur. Après m’être préparé tant bien que mal, je confie ma préparation à mon Sauveur et je me mets à prêcher. Je lui confie aussi la honte que je ressens après la mauvaise prédication.

2. Mes meilleures prédications sont moins bonnes que je pense

Cette pensée décourageante, peut m’encourager! Parfois mes prédications sont tellement mauvaises, que même moi je m’en aperçois. Souvent, j’en suis plutôt satisfait. Mais en réalité, toutes mes prédications sont des œuvres imparfaites qui cherchent à enseigner le contenu du Livre parfait. Et si aujourd’hui je suis découragé de la mauvaise performance, je peux me rappeler: aucune de mes performances n’est parfaite. Et c’est pour ça que je ne suis pas sauvé par mes œuvres.

3. Mes pires prédications peuvent encore être utilisées par Dieu

Dieu utilise même des prédications oubliables. Je ne sais pas quel aspect de ma mauvaise prédication aura quand même été utilisé par Dieu. On entend souvent l’histoire de la conversion de Spurgeon. C’était un jour de neige, il est venu « par hasard » dans une église, a entendu une message qui l’a retourné et il s’est converti. On n’a jamais retrouvé le nom du prédicateur.

4. Cette expérience me prépare pour les prochaines mauvaises prédications

Je vais prêcher d’autres mauvais sermons. Beaucoup d’autres mauvais sermons. Celui-ci peut m’apprendre comment réagir la prochaine fois que je rate ma prédication. Il peut aussi m’aider à savoir comment limiter la casse.

Une chose que je veux apprendre à faire la prochaine fois, c’est être moins long. M’attacher plus au texte et me limiter plus au texte. Dans ma réaction, je veux apprendre à m’oublier malgré la honte d’avoir si mal prêché. Après le culte, je n’avais qu’envie de m’éclipser, alors que j’aurais du m’oublier et me concentrer sur les frères et sœurs. J’aurais dû m’intéresser aux besoins des personnes qui étaient là pour la première fois.

Et vous? Comment faites-vous pour gérer l’après-mauvaise-prédication? Laissez un commentaire!

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Stéphane Kapitaniuk

Disciple de Jésus. Mari de Hanna. Papa de Noah (5 ans), Théa (bébé) et de 3 enfants repris dans le ventre de leur maman. Stéphane est un pasteur diplômé de l’Institut biblique de Genève. Il est le co-fondateur et directeur de ToutPourSaGloire.com. Après 6 ans de ministère pastoral, Stéphane est retourné à un autre de ses amours: les livres. Il est le responsable communication pour BLF Éditions, un éditeur évangélique. Avec son épouse, il a aussi fondé ChezCarpus.com, la première librairie chrétienne de livres d'occasion. Il est aussi le créateur de plusieurs formations pour le logiciel biblique Logos (dont cette mini formation gratuite).

https://stephanekapitaniuk.toutpoursagloire.com

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  • dimitri dit :

    Même si je ne prêche pas, je ressens la même impression lorsque je fais des présidences. Il y’a des cultes que j’anime où me je sens porté par l’Esprit de Dieu et que l’assemblée est vraiment bénie. Alors que pour d’autres, je me sens sec comme le Sahara et ça se ressort lors de ma présidence. Et je trouve cela hypocrite de ma part.
    En tout cas, merci de nous rappeler que nous ne sommes pas sauvés par nos œuvres ou par nos présidences mais par le sang de Jésus.

    • Merci Dimitri d’avoir pris le temps de me faire un retour. N’ayez pas peur de ces moments « secs ». Etudiez la Bible, et efforcez-vous de dispenser avec droiture la parole de la vérité (2Tim 2.15). C’est la vérité de l’Évangile, qui rend libre, qui donne vie à un culte. Pas nos sentiments. Mais bien sûr, c’est génial quand les sentiments sont là en plus. Parce que comment parler de Dieu sans en être émerveillé!
      Bonne continuation!

  • ericniakissa dit :

    Déjà merci pour votre franchise et votre transparence !

    Ensuite, je constate que vous avez su utilisé votre expérience pour la partager et écrire un article qui encouragera d’autres pasteurs.

    Moi je ne peux pas répondre à votre question car je ne fais jamais de mauvaises prédications, je n’en fait pas du tout. Je suis juste un chrétien qui a envie de servir le Seigneur.

  • lesage dit :

    une pensée d’un homme que j’aime beaucoup (JJ Herrmann) : « souvent aprés un message, je me dis là c’était vraiment une belle collection de Zeros. Heureusement, Jésus met son 1 devant… ».

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