Que faisait Dieu AVANT la Réforme? L’épopée vaudoise

Je me lance un défi dans ces quelques lignes: convaincre des lecteurs évangéliques de lire le livre que je vais recommander.

Car malheureusement, nous les évangéliques ne sommes pas réputés pour notre amour pour l’histoire. Dommage, car L’épopée vaudoise de Jeanne Decorvet est un petit livre d’anecdotes historiques agréable à lire et bon pour notre vie de piété. Il m’a ouvert les yeux sur tout un pan de notre histoire chrétienne.

L'épopée vaudoiseLes évangéliques français ne sont pas des grands lecteurs de livres historiques. Il y a heureusement des exceptions, mais je ne dis là rien de nouveau. C’est un fait. Peut-être parce qu’on est un mouvement de conversion, on n’attribue pas beaucoup d’importance à notre passé. C’est en tous cas clairement une erreur.
Car l’histoire des chrétiens en France a tellement à nous apprendre. C’est ce que j’ai découvert à nouveau avec L’épopée vaudoise, un petit livre de poche qui se lit en quelques heures de plaisir.

De quoi parle le livre?

L’épopée vaudoise raconte l’histoire étonnante du peuple vaudois. Dans sa préface, Decorvet cite Henri Arnaud qui explique: “Ces vallées […] ont souffert trente-trois guerres ou persécutions à cause de cet Évangile, exemple qu’on ne trouvera jamais parmi aucune autre peuple de la terre.” Juste pour ça, il faut lire ce livre. Quel témoignage.

L’histoire de l’épopée vaudoise commence en 1160 à Lyon, chez Pierre Valdo, un riche marchand. Secoué par la mort subite d’un ami, il se découvre une crainte de Dieu. Valdo renonce à sa vie aisée pour chercher Dieu. Il devient un prédicateur itinérant (et pré-réformateur) qui est rapidement mal vu par l’Église catholique, qui le persécute, lui ainsi que ses disciples.
Voyageant dans les Alpes, Pierre Valdo s’y perd et est sauvé par un montagnard. Voulant le remercier, Pierre lui montre les Écrits sacrés qu’il porte sur lui. Le montagnard n’est pas impressionné. Dans leur vallée, ils (les Vaudois) ont la Bible depuis longtemps et ont grâce à elle renoncé aux hérésies catholiques.

Pierre Valdo, prédicateur itinérant  entend le vrai Évangile par le biais de ce montagnard vaudois et retourne à Lyon prêt à affronter les bûchers. Il enseigne les disciples qui l’attendent et de là naît un mouvement d’évangélistes itinérants dans tout le sud de la France. Mais la persécution est si forte et les massacres si fréquents que beaucoup des nouveaux chrétiens se réfugient dans les Alpes et sont accueillis par les Vaudois.

La suite du livre raconte l’histoire de ce peuple persécuté durant des centaines d’années. Il est question de la foi d’un peuple, la puissance de Dieu et l’avancée de l’Évangile dans la vie de français.

Qui aimera le livre?

Le livre intéressera tout chrétien. Achetez-le et pourquoi pas lire un ou deux chapitres le soir en famille? Et si vous êtes ancien ou pasteur d’une Église, c’est vraiment important qu’on lise plus de livres sur nos prédécesseurs.

C’est à la base un livre pour enfants. Mais tout chrétien en profitera. D’ailleurs un livre pour enfant de 1935, c’est pas loin d’avoir le niveau d’un livre chrétien de 2014! J’exagère bien sûr, mais les parents qui liront L’épopée vaudoise, voudront parfois expliquer des termes. Le vocabulaire de Jeanne Decorvet est riche.

Ce livre mérite-il votre temps?

Je conseille sans hésitation ce livre. Rappelez-vous que c’est à la base un livre pour enfants. Il ne prendra que quelques heures à lire. Vous ne le regretterez pas. Vous découvrirez ce que Dieu a fait par et pour un peuple des Alpes françaises.

Ne vous laissez pas avoir par la couverture qui donne l’impression d’avoir un livre “sérieux” et ennuyant entre les mains. L’épopée vaudoise raconte un pan fascinant de notre histoire de France. Une histoire que tout évangélique trouvera rafraîchissante et propice à sa vie de piété.

Cette recension a été publiée a première fois le 13 octobre 2014. Je l’ai reposté le 25 août 2018 pour une nouvelle génération de lecteurs.

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Stéphane Kapitaniuk

Disciple de Jésus. Mari de Hanna. Papa de Noah et de 3 enfants repris dans le ventre de leur maman. Stéphane est le pasteur principal d'une implantation d'Église à Pont de Chéruy à 15 minutes de l'aéroport de Lyon St-Exupéry. Stéphane est diplômé de l’Institut biblique de Genève. Avec Hanna, il a fondé ChezCarpus.com, une librairie chrétienne de livres d'occasion. Il aussi créé plusieurs formations pour le logiciel biblique Logos (dont cette mini formation gratuite).Découvrez ici les articles qu'il vient de publier sur son blog.

https://stephanekapitaniuk.toutpoursagloire.com

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2 thoughts on “Que faisait Dieu AVANT la Réforme? L’épopée vaudoise

  1. Etienne dit :

    Il me semble qu’il y ait une erreur dans les termes utilisés ci-dessus. Dans cette phrase : « Le montagnard n’est pas impressionné. Dans leur vallée, ils (les vaudois) ont la Bible depuis longtemps […] » , le montagnard et les autres habitants de la vallée devraient être appelés autrement que « vaudois ». Car ils existent et sont là avant la venue de Valdo et devraient avoir un gentilé en lien avec leur nom de région ou vallée.
    Il me semblait que ce terme de « vaudois » fondé sur le nom de Valdo désigne ses « disciples » (ou ces gens qui ont accepté cette pré-réforme) et leurs descendants qui vivaient dans ces vallées des Alpes. Dont certaines ont par la suite été nommées « vallées vaudoises du Piémont »
    L’église vaudoise du Piémont a donné, quelques centaines d’années plus tard, l’argent pour réaliser la première Bible en français de la Réforme.

    Le mot vaudois ne doit pas être confondu avec son homonyme vaudois, habitants du canton de Vaud en Suisse romande, qui eux, « ont accepté » d’être réformé à une foi plus biblique que bien plus tard…

    Je ne mets pas de références bibliographiques, le bouquin ci-dessus devrait suffire s’il est écrit sérieusement. 😉

    1. Tu m’as collé là Etienne. J’ai rendu le livre que j’avais emprunté. Je ne peux donc pas te répondre. Je ne sais pas comment on appelait les vaudois avant qu’ils rencontrent Pierre Valdo. N’hésites pas à nous le dire si tu sais.

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