Livre gratuit: Inerrance et vision du monde

L’inerrance de la Bible est une doctrine toujours contestée par certains. Chaque génération de chrétiens doit étudier le sujet et en être convaincu. Les recommandations de ce nouveau livre de Vern Sheridan Poythress (professeur de Nouveau Testament et d’Exegèse à Westminster Theological Seminary) sont élogieuses. Remarques notamment ce que dit Wayne Grudem à propos de Inerrancy and Worldview: Answering Modern Challenges to the Bible [Inerrance et vision du monde: réponse aux critiques modernes de la Bible]:

«I can think of no one in the world better qualified to write a defense of biblical inerrancy than my lifelong friend Vern Poythress. This book is no ordinary defense of inerrancy that merely focuses on proposed solutions to several difficult verses (though it does examine some of them). Rather, it is a wide-ranging analysis that exposes the faulty intellectual assumptions that underlie challenges to the Bible from every major academic discipline in the modern university world. I think every Christian student at every secular university should read and absorb the arguments in this book. It is profoundly wise, insightful, and clearly written, and it will surely strengthen every reader’s confidence in the trustworthiness of the Bible as the very words of God.»

Traduction de la première phrase: «Je ne peux pas imaginer une personne plus qualifée que Vern Poythress pour écrire une défense de l’inerrance biblique.»

Le PDF du Inerrancy and Worldview: Answering Modern Challenges to the Bible est disponible gratuitement sur le site de l’auteur, ainsi que beaucoup d’autres de ses livres. Un autre livre gratuit qui me semble important est A God centered Interpretation [Une interprétation Théo-centrique].

Voici donc une deuxième raison d’apprendre l’anglais. La première raison c’était Don Carson et ses 7 livres gratuits (et tous ses articles et recensions publiées).

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Définitions de l’inerrance biblique
Inspiration et inerrance de la Bible (Conférence de Pierre Wheeler)

MA: Andy Naselli

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Stéphane Kapitaniuk

Disciple de Jésus. Mari de Hanna. Papa de Noah (5 ans), Théa (bébé) et de 3 enfants repris dans le ventre de leur maman. Stéphane est un pasteur diplômé de l’Institut biblique de Genève. Il est le co-fondateur de ToutPourSaGloire.com et l'actuel directeur du site. Stéphane a aussi appris comment ne pas implanter une Église grâce à un projet avorté au bout de 6 ans d'efforts. Mais la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ reste bonne. Stéphane est désormais Freelance. Il aide les entreprises dans leur stratégies commerciales et web. Avec Hanna, il a fondé ChezCarpus.com, la première librairie chrétienne de livres d'occasion. Il aussi le créateur de plusieurs formations pour le logiciel biblique Logos (dont cette mini formation gratuite).

https://stephanekapitaniuk.toutpoursagloire.com

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  • Bonsoir Stéphane,

    A l’époque de Jésus il existait différentes versions de la Bible. Si réellement le texte était inerrant ne penses-tu que Jésus aurait pris la peine de nous indiquer quelle version choisir?
    Or ni Jésus, ni les apôtres n’ont donné la moindre information concernant la version (ou le canon).

    Depuis Jérôme (IV ème siècle), les confessions occidentales (catholiques comme protestants) utilisent le Texte massorétique , tandis que les églises orientales ont conservé la Septante.

    Ces bibles présentent des chronologies très différentes. Dans la Genèse par exemple il y a plus de 1000 ans d’écarts. Sans compter de nombreux détails qui différent. On ne peut donc pas attribuer cela à des erreurs de copistes.

    En réalité l’idée d’inerrance est une invention tardive de la fin de l’Antiquité (on la retrouve notamment chez Jérôme) . Les premiers chrétiens n’avaient pas du tout le même rapport à la Bible et s’accommodaient très bien de la diversité textuelle.

    Le problème avec les défenseurs de l’inerrance c’est qu’ils avancent toujours des arguments dans le vague en détournant quelques versets bibliques et esquivent toujours le sujet lorsqu’il s’agit d’aborder des problèmes précis.

    Mais si tu souhaites réellement en discuter je peux très facilement te démontrer à partir de versets bibliques que :

    1) Il existait différentes versions de la Bible à l’époque de Jésus (proto-massorétique, LXX, Targum , etc.)
    2) Dans la grande majorité, les auteurs du NT utilisent la Septante et non le Texte massorétique. Parfois ils recourent aussi au Targum, l’exemple le plus célèbre étant bien sur l’apôtre Paul lui-même.
    3) Que cette différence de version a des conséquences sur le message des auteurs (il y a par exemple des prophéties qui n’existent que dans la Septante ou vis versa).
    4) Qu’au niveau de la chronologie Paul et Luc suivent toujours le texte de la Septante même quand celui ci contredit le Texte Massorétique.

    Bonne soirée,

    • Bonjour David,

      Merci pour ta participation au blog. Je trouve que les questions de Matthieu sont pertinentes. Je me réjouis de lire ta réponse sur la question de l’inerrance de la Bible. A bientôt!

      Stéphane

    • Bonjour,

      Je ne comprends pas bien tes remarques remettant en cause l’inerrance de la Bible. L’inerrance concerne l’inspiration et l’absence de fausseté – “Nous affirmons que le mot d’inerrance convient, comme terme théologique, pour caractériser l’entière vérité de l’Ecriture.” Art. XIII – Déclaration de Chicago 1978.

      De plus, l’apparition “tardive” d’une doctrine ne signifie pas qu’elle est fausse, à part si tu rejettes aussi la trinité ou l’hypostase de Jésus.

      Aussi je serais curieux les différences que tu as évoqué aux points 3 et 4.

      Cordialement,

      Matthieu

    • Bonjour David,

      Je reviens sur tes affirmations que l’inerrance est une invention tardive. Voici quelques citations du livre de Gregg Allison: Historical Theology (http://wp.me/pPaOT-1zz):

      The early church fully accepted the complete truthfulness of Scripture, as did the Jewish people before them. Bruce Vawter summarized this:

      It would be pointless to call into question that Biblical inerrancy in a rather absolute form was a common persuasion from the beginning of Christian times, and from Jewish times before that. For both the Fathers and the rabbis generally, the ascription of any error to the Bible was unthinkable.… If the word was God’s it must be true, regardless of whether it made known a mystery of divine revelation or commented on a datum of natural science, whether it derived from human observation or chronicled an event of history.

      Allison, G. R. (2011). Historical Theology: An Introduction to Christian Doctrine (pp99–100). Grand Rapids, MI: Zondervan.

      Justin Martyr pointed out another important implication of biblical harmony for interpreting Scripture: “Since I am entirely convinced that no Scripture contradicts another, I shall admit rather that I do not understand what is recorded, and shall strive to persuade those who imagine that the Scriptures are contradictory, to be rather of the same opinion as myself.”

      Allison, G. R. (2011). Historical Theology: An Introduction to Christian Doctrine (pp100–101). Grand Rapids, MI: Zondervan.

      Why is Scripture true? In one sense, the early church simply adopted as its own the Jewish view of Hebrew Scripture. But a theological reason lay at the heart of this position, according to Irenaeus: “The Scriptures are indeed perfect, since they were spoken by the Word of God and his Spirit.”12 As Athanasius explained: “It is the opinion of some that the Scriptures do not agree or that God who gave them is false. But there is no disagreement at all. Far from it! Neither can the Father, who is truth, lie; ‘for it is impossible that God should lie’ [Heb. 6:18].”13 Because God speaks truth and cannot lie, the Bible, which is the Word of God, communicates truth without error.

      Allison, G. R. (2011). Historical Theology: An Introduction to Christian Doctrine (p101). Grand Rapids, MI: Zondervan.

      • Bonjour Stéphane,

        J’espère que tu passes de bonnes fêtes de fin d’année 🙂

        Concernant les citations que tu proposes, je me permets quelques remarques :

        a) Dans la première l’auteur se contente d’une affirmation générale mais ne donne aucune citation qui permette de confirmer ses propos. Avec ce genre de raisonnement peut justifier à peu près tout et n’importe quoi. A l’inverse de mon côté je propose des citations précises qui montrent sans ambiguité qu’au moins trois des principaux docteurs chrétiens anténicéens (Irénée de Lyon, Tertullien et Origène) ne croyaient pas à l’inerrance biblique (telle que la définie la déclaration de Chicago).

        b) Concernant la deuxième citation, il s’agit d’une interpolation. Au sens strict cette citation montre au mieux que Justin est en accord avec la doctrine de l’inerrance telle qu’elle est définie par l’Eglise romaine, à savoir qu’il n’y a aucune contradiction doctrinale dans la Bible.
        En réalité d’ailleurs, on comprend avec le contexte historique qu’en disant cela Justin vise une doctrine très particulière : le gnosticisime et certainement plus précisément le marcionisme, qui affirmait que le Dieu de l’AT était différent du Dieu du NT. Du coup il fallait séparer dans la Bible ce qui venait du premier, ce de qui venait du second.
        Rien ne dit qu’il adhère à l’inerrance absolue de la déclaration de Chicago. Après l’auteur plaque son système de pensée pour déduire des choses qui ne sont pas dites. Cette forme d’anachronisme est très courante dans les milieux évangéliques ( cf l’article de Guillaume Bourin sur la position des Pères de l’Eglise sur le baptême des enfants)

        c) Concernant la dernière citation, ce n’est pas très clair. Il parle d’Irénée, d’Athanase mais je n’arrive pas à distinguer entre les propos de l’auteur et les citations patristiques. D’ailleurs je note que là encore il ne met aucune référence précise, ce qui empêche toute vérification.
        Le stricte minimum quand on veut rédiger un ouvrage sérieux, c’est quand même de mettre un apparat critique, afin que le lecture puisse vérifier les citations.

        Sinon j’ai remarqué que tu avais lu le livre de René Pache sur ce sujet. Ce qui est marrant c’est que j’ai du aussi le lire à peu près à la même période. Je compte en faire un compte-rendu dans les jours à venir (disons avant la reprise des cours :D) . Je ne ferai aucun commentaire doctrinal (même si tu te doutes qu’au vue de ma position il ne m’a pas convaincu) mais je reviendrai seulement sur les éléments historiques fournis par l’auteur.

        Bonne fin de journée à toi,

        David

        • Tu es de mauvaise foi Vincent. Évidemment que les sources sont cités dans un ouvrage de ce genre. Et relis le paragraphe avec les citations d’Athanase et Irenée. Les guillemets permettent de voir qui est cité disant quoi. C’est une bonne invention les guillemets.

          Quand Bruce Vawter dit quelque chose, il le dit en tant qu’érudit (bio:http://desretirees.blogspot.fr/2010/12/in-memoriam-bruce-vawter-cm.html), pas en temps que jeune blogueur qui répète sans preuves et sans sources tout ce qu’il lui convient et tout ce que lui raconte son prof. Vawter défend sa position dans le livre d’où est tiré sa citation (évidemment): Bruce Vawter, Biblical Inspiration (Philadelphia: Westminster, 1972), 132–33.

          Quant aux autres sources:
          Justin Martyr, Dialogue with Trypho, a Jew, 65, in ANF, 4:230.
          Irenaeus, Against Heresies, 2.28.2, in ANF, 1:399.
          Athanasius, Easter Letter, 19.3, in NPNF2, 4:546. The text has been rendered clearer.

          • Bonsoir Stéphane,

            Pourquoi m’accuser d’être de mauvaise foi alors que tu n’avais tout simplement pas mis le texte complet en omettant les références ? Je ne suis pas sensé deviner qu’il y avait des notes de bas de page.
            Pour le reste mes remarques restent valables.

            Le 1) est toujours une affirmation générale et sans référence précise. Dire « les chrétiens ont toujours cru à l’inerrance » , c’est facile. A-t-il des citations précises qui confirment ces propos ?

            Pour le 2) , la référence ne change rien à ma remarque, au contraire si on regarde le contexte de la citation, cela ne fait que confirmer mes propos.

            Quant au 3) , il rejoint finalement le 2). Le fait de dire que les Ecritures sont parfaites ne veut pas dire qu’on adhère à l’inerrance tel que les théologiens fondamentalistes l’entendent. Origène disait la même chose et moi aussi cela ne me dérange absolument pas de dire que la Bible est parfaite.

            Quant à la remarque concernant mon « prof », elle témoigne d’un certain mépris. C’est dommage.
            D’autant plus qu’il n’y est pas pour grand chose.

            Quant aux « preuves et aux sources », dis moi donc à quels articles tu penses ? Qu’est-ce qui manque de ‘preuves » et de « sources » sur mon blog ? J’ai déjà posté un certain nombre d’articles précis sur les sujets dont nous avons parlé (par exemple sur les Ecritures utilisées par les apôtres) et jusqu’à présent personne n’est venu me contredire.

            Par ailleurs tu fais exactement ce que tu me reproches , en reprenant par exemple l’article de Guillaume Bourin sur la position des Pères vis à vis du baptême des enfants sans même vérifier ses propos.
            Simplement tu ne te montres pas critique, tout simplement parce que cela te plait. Tu ne prends donc pas la peine de vérifier si cela est juste ou non.

            Je publierai d’ailleurs prochainement un article montrant que les Pères cités dans cet article (Jean Chrysostome , etc.) étaient en réalité favorables aux baptêmes des enfants (avec bien entendu les sources des citations 😀 ) .

            Pour ce qui est des références concernant notre discussion les voici :

            Contre les hérésies III, 7 , 2 : où Irénée prend la peine pendant un paragraphe d’expliquer que parfois Paul inverse des mots dans ses lettres et que la pensée de l’apôtre ne correspond donc pas toujours à ce qui est écrit textuellement, mais qu’il faut parfois corriger le texte pour comprendre ce que Paul a véritablement voulu dire.

            Contre Marcion IV, 19 , 10 : où Tertullien dit que le gouverneur qui a mené le recensement est Sentius Saturninus (ce qui veut donc dire qu’il pense que Luc s’est trompé). Pour l’anecdote, l’hypothèse de Tertullien est plus probable que celle de Luc.

            Quant à Origène il suffit de lire son « Traité des principes », en particulier le Livre 4, où il écrit noir sur blanc que la Bible contient des récits impossibles (« adunata ») et des erreurs et que cela a été voulu par le Saint-Esprit (!). Autant dire qu’on est très loin de la doctrine de Chicago …

            Tout cela pourra bien sur être retrouvé dans mon compte-rendu sur le livre de René Pache, puisque lui aussi affirme que les chrétiens ont toujours cru à l’inerrance.

            Bonne soirée à toi,

  • Bonjour Matthieu (et Stéphane 🙂 ) ,
    Il faut distinguer la doctrine et le vocabulaire. Ce qui est tardif avec la Trinité ou l’hypostase, c’est simplement le vocabulaire et non la doctrine.

    L’inerrance, telle quelle est définie dans la déclaration de Chicago, est en revanche bien tardive, dans le sens où ni les premiers chrétiens n’y croyaient pas.

    Le problème de l’inerrance absolue est qu’elle ne prend pas en compte la diversité textuelle de la Bible. Comme je l’ai dit en exemple, l’Ecriture elle-même n’est pas d’accord sur des données historiques (la datation par exemple), alors comment imaginer que l’inerrance puisse s’étendre aux données factuelles ?
    Pour soutenir cette inerrance , on en est donc venu à supprimer cette diversité, ce qui est à mon sens le vrai problème.

    Pour le point 3) , je peux te donner l’exemple de Matthieu 1 :23-24. L’évangéliste cite ici le texte de la Septante , or il n’y a que dans cette version que la prophétie parle d’une vierge. Dans le texte hébreu, il est question d’une almah (jeune fille) et non d’une bethoula (vierge). Si le texte hébreu avait été traduit littéralement en grec , il aurait donc fallu utiliser le terme de « néania » (jeune fille), ce qu’ont d’ailleurs fait les traducteurs juifs comme Aquila ou Symmaque. En revanche la Septante utilise le terme « parthenos » (vierge) qui en français a d’ailleurs donné « parthénogenèse » (reproduction sans rapport sexuel) ou « parthenon » (temple d’Athéna, « la déesse vierge »).

    Pour le point 4), on peut citer Luc 3 ou Galates 3. Dans sa généalogie Luc suit le texte de la Septante alors que celui-ci contredit le TM. On a notamment la mention d’un Kainan (celui du verset 36) , qui n’existe que dans la Septante et qui ne peut absolument pas exister dans le texte massorétique (cf Genèse 11 : 12-15) .
    En Galates 3, Paul compte 430 ans entre la promesse et la Loi, ce qui correspond à la chronologie de la Septante, tandis que dans le Texte massorétique les 430 ans correspondent uniquement au séjour en Egypte (Exode 12 : 40) , il faut donc rajouter un peu plus de 200 ans pour arriver à la promesse.
    On pourrait aussi mentionner Actes 13 : 20, où la durée des Juges (450 ans) correspond à la chronologie des Septante, tandis que dans le Texte Massorétique, elle ne dure que 396 ans (et dans ce cas Paul aurait arrondi à 400 et non 450 ans). La différence entre ces deux textes s’expliquant par le fait qu’un des juges qui exerce 6 ans dans le TM, exerce 60 ans dans la Septante (d’où les 54 années d’écarts).

    Si tu veux plus de détails je pense prochainement commencer une série sur ce sujet sur mon blog,
    Bonne journée,

    • Cher David,

      Je suis d’accord avec toi pour dire qu’il faut distinguer le dogme du vocabulaire. Après, je ne suis pas d’accord avec toi quand tu dis que « les premiers chrétiens n’y croyaient pas ». D’où sort cette assertion ? Il me semble qu’Augustin, où encore Calvin ou Luther reconnaissaient la Bible comme inerrante, même sans utiliser ce terme. À ce propos, je me permets de citer une réponse d’Henri Blocher concernant la compréhension de l’inerrance dans les siècles précédents :

      « A mon avis, l’inerrance a été la conviction constante des Pères de l’Église bien que le mot n’ait pas été utilisé. St-Augustin (350-450) a été parfaitement clair (Épître 82) lorsqu’il pose la question : « Qu’est-ce que je fais si je trouve une erreur dans la Bible ? ». Il exclut d’imputer une erreur aux textes. Cette conviction a été constante dans l’histoire chrétienne. En ce qui concerne les réformateurs, je pense l’avoir démontré dans un article en ce qui concerne Luther, jamais il n’impute une erreur à un auteur inspiré. Plusieurs thèses de doctorat ont prouvé que Calvin maintenait clairement cette conviction.

      Aux temps modernes ou au Moyen-Age, très marginalement, quelques auteurs ont fait de certaines inconséquences sur ce point. Matthew HENRY le grand commentateur biblique du 18e a pris une position qui n’est pas clairement inerrantiste. Au début du 20e siècle, on ne peut pas le nier, l’écossais James ORR, qui a été un grand défenseur de l’autorité biblique et l’un des rédacteurs des Fundamentals a lâché du lest sur l’inerrance, mais, dans l’ensemble, le relâchement était très marginal. Ce sont les catholiques qui ont employé les premiers, du moins du côté français, le mot inerrance. L’encyclique de Léon XIII en 1893 « Providentissimus deus » va aussi loin que les inerrantistes les plus stricts du côté évangélique, et même avec un ton plus crispé. Cela a été une position qui ne s’est relâchée qu’à partir de 1943 avec l’encyclique de Pie XII « Divino Afflante Spiritu ». Ce texte montrait qu’il fallait user de souplesse, sans contester l’inerrance, et cette encyclique a été prise comme une sorte d’autorisation de pratiquer la « critique biblique » dans une perspective non inerrantiste. Vatican II a d’ailleurs une formulation délibérément ambiguë. »

      L’inerrance de l’Écriture est d’abord affirmée par l’Écriture même : Dieu ne peut mentir (2S 7.8 ; Tt 1.2 ; Hé 6.18) et toutes les paroles de l’Écriture sont vraies (Nb 23.19 ; Ps 12.7 ; 119.89 ; Pr 30.5 ; Mt 24.35). Grudem définit l’innerance biblique ainsi : « L’inerrance de l’Écriture signifie que l’Écriture dans les manuscrits originaux n’affirme rien qui soit contraire aux faits. » Aussi, il fait remarquer que l’inerrance est une question de véracité, et n’a rien à voir avec le niveau de précision avec lequel les faits sont rapportés. Sur la terminologie d’inerrance, il rappelle que les inerrantistes sérieux n’ont jamais utilisé ce terme pour « indiquer une sorte de précision scientifique absolue ». Concernant les manuscrits, seuls les manuscrits originaux, les autographes sont inerrants. Aussi, dans la plupart des cas, nous savons ce que l’original dit et les variantes textuelles sont souvent précisées en note des traductions actuelles.

      Pour ce qui est du mot almah, même s’il ne définit pas la virginité, il désigne l’âge auquel une femme peut avoir un enfant mais n’est pas encore mariée. Il semble que almah se définit par rapport au mariage. Il désigne une jeune fille qui entre en âge de se marier, mais ne l’est pas encore, d’où la notion de virginité. Par exemple, Rebecca est une almah, qui va être désignée pour épouser Isaac. Pour un argumentaire plus complet, tu peux consulter http://www.cafe-biblique.com/2010/12/la-vierge-sera-enceinte-esaie-7-14-est.html

      Je me permet juste de citer la conclusion de ce document de Christophe Rico, Docteur en linguistique grecque à l’Université Hébraïque de Jérusalem :

      « D’un point de vue inductif (faits positifs), l’ensemble des emplois, des versions et des textes disponibles engage le chercheur à soutenir la thèse ici avancée : ‘almâ désigne l’adolescente vierge. En l’absence d’éléments nouveaux, telle est la conclusion à laquelle conduisent les faits. Dans une perspective déductive (modèles théoriques), d’autre part, la solution proposée apparaît comme la plus économique ou, si l’on veut, la plus élégante. Le sens dégagé pour ‘almâ permet en effet de justifier de façon cohérente la totalité des attestations de ce terme et l’histoire de sa réception. Toute autre hypothèse semble au contraire conduire le chercheur à un ensemble d’apories qui restent, en l’état actuel de nos connaissances, insolubles. »

      Si tu veux le lire, tu peux le trouver là (http://polisjerusalem.academia.edu/christopherico/Papers/368805/almah_et_parthenos_dans_lunivers_de_la_Bible_le_point_de_vue_dun_linguiste), bon courage !

      Concernant les généalogies, je ne vois pas trop le problème. Tu aurais aussi pu me citer les différences entre la généalogie de Matthieu et celle de Luc et leurs différences. Il y a différentes tentatives d’explications concernant les différences dans les généalogies mais jamais ces différences n’altèrent le propos.

      Pour Ga 3 et la promesse : la promesse a été faite à Abraham puis à Isaac puis à Jacob, et Dieu est le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob (Ex 2.24, 6.3 ; Ex 3.6). Ici Paul ne compte pas les années qui séparent Abraham de Jacob, il les considère comme un tout unitaire.

      Pour Ac 13.20, tu dis que Paul parle de 450 pour la durée des Juges mais ce n’est pas ce dont il s’agit là. Paul parle de la captivité du peuple en Égypte et ensuite de son errance dans le désert. 400 ans en Égypte (Ex 12.40), 40 ans dans le désert (Dt 2.7) et 10 ans de conquête (Jo 13-19) = 450 ans (Ac 13.20).

      Maintenant, si tu me le permets, j’aimerais te demander :
      1- tu es croyant ? chrétien ? évangélique ?
      2- crois-tu en l’inspiration des écritures ? crois-tu que la Bible est la Parole de Dieu ?

      Sachant cela, on pourra plus facilement se comprendre.

      Au reste, je serai ravi de suivre la série sur ton blog si tu la fais.
      Cordialement,

      Matthieu

  • Bonsoir Matthieu,

    J’ai effectivement manqué de précision: quand je parlais des premiers chrétiens, je parlais de l’Eglise primitive , c’est à dire des III siècles (*). Je ne compte déja plus Augustin parmi les premiers chrétiens, donc je ne parle même pas de Luther et Calvin.

    Pour le reste la Bible n’affirme jamais son inerrance. Les passages cités sont des conclusions extrapolées (*) . Notamment le plus célèbre « Toute Ecriture etc. » , commet une double erreur :
    -confondre inerrance et inspiration. L’inspiration ne veut pas dire l’inerrance (*) et imaginer que Paul ici parle de ce qu’on appelle « la Bible » alors qu’au contraire il parle justement des écrits non canoniques. (*)

    Concernant la vierge, si réellement Esaie voulait parler d’une vierge pourquoi ne pas avoir employé le terme adéquat ? Almah est un mot rarement employé mais aucun texte ne permet d’y mettre une notion de virginité. Au contraire, voilà ce que dit Proverbes 30 :

    « Il y a trois choses qui sont au-dessus de ma portée, Même quatre que je ne puis comprendre: La trace de l’aigle dans les cieux, La trace du serpent sur le rocher, La trace du navire au milieu de la mer, Et la trace de l’homme chez la jeune femme (almah). Telle est la voie de la femme adultère: Elle mange, et s’essuie la bouche, Puis elle dit: Je n’ai point fait de mal. »

    Je pense que ce passage malgré son euphémisme de traduction est assez explicite pour voir que la « almah » dont il est question n’est plus vraiment vierge … (*)

    Pour les généalogies, je t’invite à regarder de plus près et tu verras que Kainan ne peut pas exister dans le TM (*) :

    « Arpacschad, âgé de trente-cinq ans, engendra Schélach. Arpacschad vécut, après la naissance de Schélach, quatre cent trois ans ; et il engendra des fils et des filles. Schélach, âgé de trente ans, engendra Héber. Schélach vécut, après la naissance d’Héber, quatre cent trois ans ; et il engendra des fils et des filles. » TM

    « Et Arphaxad vécut cent trente-cinq ans et il engendra Kainan. Et Arphaxad vécut après qu’il eut engendré Kainan, quatre cent trente, et il engendra des fils et des filles et il mourut. Et Kainan vécut cent trente ans et il engendra Sala. Et Kainan vécut après qu’il eut engendré Sala, trois cent trente ans et il engendra des fils et des filles » LXX

    Dans le premier texte Schélach est le fils de Arpaschad et Kainan n’existe pas . Dans le deuxième texte c’est son petit-fils car Kainan s’intercale entre les deux. Il est donc le fils d’Arphaxad et le père de Sala.

    Pour Galates 3 , Paul fait très clairement référence à Abraham qui est mentionné 8 fois dans le chapitre , dont une fois dans chacun des versets qui entoure celui que j’ai cité :

    « Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ. Voici ce que j’entends: une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cents trente ans plus tard.Car si l’héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse; or, c’est par la promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce. »

    En revanche nulle mention d’isaac ou de Jacob, alors pourquoi Paul se baserait-il sur eux pour compter ? D’autant plus que Paul les zap complètement en indiquant que la postérité d’Abraham .. c’est Christ et lui seul .

    Par ailleurs il faut savoir qu’à l’époque (et aujourd’hui encore) tous les Juifs considéraient que le séjour en Egypte n’avait duré que 210 ans (cf les Antiquités Bibliques et les écrits rabbiniques ). C’est d’ailleurs pour cela que les calculs des théologiens contemporains ont 200 ans de décalage avec le calendrier juif .

    Pour Ac 13.20, en fait cela dépend des manuscrits bibliques (texte majoritaire, minoritaire,etc.) (*). La tradition manuscrite n’est pas unanime et en fonction du texte l’une ou l’autre lecture est possible. Cependant Paul ne peut pas compter 400 ans en Egypte car comme je l’ai dit, aucun juif ne considère que le séjour a duré 400 ans.

    Enfin concernant tes deux dernières questions :

    Je suis chrétien évangélique, je crois en l’inspiration des Ecritures mais je ne crois pas que la Bible est la Parole de Dieu, pour la simple raison que Jésus dit le contraire (*) et qu’en réalité cette idée d’assimiler la Bible à la Parole de Dieu est une invention pharisienne qui avait pour but de lutter contre Jésus(*).

    Je ne vais pas tout détailler , ma réponse est déjà assez longue, mais encore une fois si tu es intéressé je posterai prochainement un article sur mon blog pour expliquer mon point de vue.

    Pour abréger j’ai mis tout au long du post des (*) pour signaler des choses que j’affirmais sans forcément tout justifier ici, mais que je traiterai sur mon blog.

    Bonne soirée,

    • Bonjour David et merci pour tes réponses.

      Ta phrase « Je suis chrétien évangélique, je crois en l’inspiration des Ecritures mais je ne crois pas que la Bible est la Parole de Dieu, pour la simple raison que Jésus dit le contraire (*) et qu’en réalité cette idée d’assimiler la Bible à la Parole de Dieu est une invention pharisienne qui avait pour but de lutter contre Jésus (*). » m’intrigue beaucoup.

      Pourrais-tu m’en dire davantage ? Pourrais-tu développer tes arguments ? Aussi, existe-t il des théologiens qui soutiennent ton point de vue et auxquels tu peux te rallier ?

      Vois-tu, il me semble que les réformateurs puis les différents acteurs des réveils ont accordés une place prépondérante à la Bible, du coup, ton point de vue m’intéresse particulièrement.

      Au plaisir de te lire,

      Matthieu

    • Bonjour David,

      Au moins trois remarques en plus des questions de Matthieu (j’attends impatiemment ta réponse à ses questions):

      1. Je suis curieux de connaître tes motivations. L’article à la base est juste le signalement d’un livre donné gratuitement en PDF. Est-ce que c’est un de tes chevaux de bataille de combattre la doctrine de l’inerrance biblique? Je ne croyais pas si bien dire que depuis toujours c’est une doctrine contestée.

      2. Ce serait bien que tu développes rapidement les (*), parce que sinon ce ne sont que des opinions infondées.

      3. En quoi es-tu « chrétien évangélique »? ça veut dire quoi pour toi? Quel rapport entretiens-tu donc avec le texte biblique (La Bible, formée de 66 livres)?

      Allez, une quatrième question:
      4. Comment es-tu arrivé à cette position? Est-ce que tu progresses? C’est à dire: avant tu ne croyais pas que la Bible était inspirée par Dieu, et maintenant tu le crois. Ou alors est-ce que tu « régresses » dans le sens que tu es passé d’un ferme défenseur de l’inerrance à quelqu’un qui n’y croit plus?

  • Bonjour Matthieu et Stéphane,

    @Matthieu : je suis actuellement en étude, mais j’essaye de consacrer un temps régulier pour le blog. Toutes les réponses à tes questions arriveront progressivement sur internet (certaines sont déjà rédigées sur mon ordinateur) , j’espère que les premiers articles seront disponibles d’ici la fin de la semaine.

    Concernant les théologiens je dirai que je peux au moins m’appuyer sur ceux de l’Antiquité de Paul (*) à Origène, en passant par Irénée de Lyon et Tertullien. Pour la période tardo-antique, il y a Rufin d’Aquilée. Pour le reste je connais moins, mais je pense que les Pères Cappadociens ne doivent pas être très loin de ma vision des choses, puisque que c’est eux qui ont édité la Philocalie d’Origène sur les Ecritures.

    Sur certains points je rejoins aussi S. Augustin (notamment concernant la distinction qu’il fait dans la « Doctrine Chrétienne » entre écrits inspirés et écrits canoniques mais aussi sa préférence pour la LXX), en revanche je suis bien sur très loin de S. Jérôme ou de Calvin.
    Tu auras remarquer que je fais surtout référence à des auteurs antiques, tout simplement parce que je suis antiquisant, c’est donc surtout eux que je connais.
    Pour les réformateurs, je ne connais pas assez bien leurs positions pour me prononcer. Mais à l’occasion j’irai bien lire leurs écrits, car leurs positions sont beaucoup plus complexes que ce qu’on en dit bien souvent (rappelons par exemple que Luther a voulu exclure plusieurs livres du NT et il n’était pas le seul).

    @Stephane : 1) »Je suis curieux de connaître tes motivations. » : faire partager ce que je pense à d’autres chrétiens car je pense que cela est utile et avantageux pour l’avancée du Royaume. Après chacun est libre d’en faire ce qu’il veut.

    2) Comme je l’ai dit cela viendra progressivement, mais je commencerai dès la fin de semaine. Chaque (*) renvoie à un article précis que j’ai prévu . Si tu veux je pourrais te signaler leur publication. J’avais prévu un certain ordre mais si des points t’intéressent particulièrement je peux m’arranger pour essayer de les rendre disponible plutôt.

    3) a) Chrétien évangélique : cela veut dire que je crois en l’Evangile proclamé par Jésus.
    b) J’ai parlé de la Bible, je n’ai jamais dit « 66 » livres. Justement parce que cette affirmation n’a aucun fondement biblique , je me permets de copier/coller, l’article d’introduction à la série, publié sur mon blog :

    « Face à une Eglise Romaine qui s’appuyait de plus en plus sur la Tradition orale, les Réformateurs ont adopté une position radicalement inverse : le Sola Scriptura (terme latin signifiant « l’Ecriture Seule »). Selon cette doctrine toute la théologie chrétienne doit être basée sur la Bible. Pourtant un problème majeur se pose , la Bible elle-même ne peut pas être définie bibliquement : en effet, aucun verset ne nous indique les livres qui composent la Bible ou la version que nous devons utiliser.

    Pour résoudre ce problème les Réformateurs ont considéré que le texte massorétique était la Bible reconnue par tous les Juifs à l’époque de Jésus et que l’Eglise n’a donc fait que reprendre ce texte pour en faire son Ancien Testament.

    Cette affirmation cependant n’est qu’une hypothèse historique. Qu’en est-il donc réellement ? Dans notre prochaine série intitulée La Bible à l’époque de Jésus, nous verrons que la réalité est loin d’être aussi simple et qu’il existait à l’époque de Jésus de nombreuses « bibles » auxquelles se réfèrent bien souvent les auteurs du Nouveau Testament .

    Nous vous proposerons donc de découvrir tous ces textes. »

    4) J’ai été élevé dans une église fondamentaliste, j’étais donc un fervent défenseur de l’inerrance. J’ai changé d’avis lorsque j’ai vu que les premiers chrétiens (c’est à dire avant l’église impériale) n’y croyaient pas et que leur opinion était beaucoup plus solide d’un point de vue biblique.
    Tu appelles ça une « régression », je dirai plutôt un progrès car l’inerrance est un frein dans plusieurs domaines de la vie chrétienne(*).

    Bien entendu je justifierai tout cela,

    Bonne fin de journée à vous,

  • Bonsoir,

    Juste pour vous prévenir que la série avait commencé , voilà donc le premier article qui sert d’introduction.

    http://philochristos.wordpress.com/2012/10/07/les-judeens-et-les-ecritures-a-lepoque-de-jesus/

    La prochaine vidéo intitulée « La Bible et le Targum » est déjà tournée et devrait être disponible en début de semaine. Les autres suivront.

    Toutes les justifications aux (*) seront donc disponibles au fur et à mesure , si bien sur vous avez des questions ou des remarques n’hésitez pas à me les signaler.

    Bonne soirée

  • Bonsoir Stéphane,

    Comme promis la vidéo « la Bible et le Targum » est maintenant disponible :

    http://philochristos.wordpress.com/2012/10/08/68/

    Je ne signalerai pas tous les nouveaux articles, donc si tu veux suivre la question n’hésite pas à surveiller le blog.
    Les prochains articles concerneront la Septante.

    Ce qui permet déjà de soulever une question concernant l’inerrance : qu’est-ce que les manuscrits orignaux ou la version originale ?
    Sachant qu’à l’époque de Jésus, les Judéens n’hésitaient pas à remanier le texte biblique (les fameux « Tiqquné Sopherim ») pour différentes raisons et qu’il existait donc plusieurs versions que les auteurs du Nouveau Testament citent et mélangent sans le moindre problème 🙂

    L’article sur le Targum fournit d’ailleurs un premier exemple.

    Bonne soirée,

  • Bonjour Stéphane,

    C’était juste pour te prévenir que j’avais effectivement commencé mes articles consacrés aux points que j’avais simplement évoqués dans cette discussion. Ce n’est bien sur le début, mais il y a déjà un certain nombre de précisions :

    Concernant notamment la position des premiers chrétiens sur l’inerrance, il y a notamment cet article où tu as des citations plus précises : http://philochristos.wordpress.com/2013/02/02/inerrance-biblique-et-veracite-de-la-bible/

    Pour ce qui est de la différence entre Bible et Parole de Dieu : http://philochristos.wordpress.com/2013/02/01/bible-ecriture-inspiree-ou-parole-de-dieu/

    Ces articles seront bien sur complétés dans les jours à venir.

    Par ailleurs j’ai aussi signalé sur un autre post mon article où je réponds au commentaire de Guillaume Bourin sur les citations des Pères concernant le baptême des enfants. Et c’est cette même erreur qui est commise pour l’inerrance.

    Bonne journée à toi,

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