Le chemin du Calvaire: chapitres 2&3

Nous lisons ensemble Le chemin du Calvaire. Cette semaine nous avons lu les chapitres 2 et 3. Le chapitre 2 « La coupe qui déborde » définit le Réveil comme étant plein à tout moment de l’Ésprit. Le chapitre 3 « Le chemin de la communion » nous encourage a ne pas cacher nos péchés des autres et à vivre le Réveil à plusieurs.

Ce que j’ai retenu.

Le chapitre sur la plénitude du Saint-Esprit était particulièrement intéressant. Tout d’abord sa définition du Réveil est forte :

Le brisement n’est cependant que le début du Réveil. Le Réveil lui-même, c’est d’être rempli du Saint-Esprit au point de déborder. C’est aussi la vie victorieuse. Êtes-vous rempli du Saint-Esprit ? Le Réveil, c’est de pouvoir répondre « oui » à cette question à n’importe quel moment de la journée. Il n’y a aucun orgueil à l’affirmer car c’est entièrement et uniquement l’œuvre de Dieu.

Il a beau dire que c’est l’œuvre du Seigneur, ça me semble être quelque chose qui exige tellement d’efforts de ma part. Même si en théorie je confessais tous mes péchés, j’en aurais toujours d’autres à confesser et des nouveaux dont je ne suis pas encore conscient. D’ailleurs je me demande si j’ai été un seul jour vraiment rempli du Saint-Esprit !

Mais ceci étant dit, je ne peux qu’admirer la belle citation d’Andrew Murray :

Comme l’eau recherche et remplit toujours les lieux les plus bas, ainsi Dieu nous emplit de sa gloire et de sa puissance dès l’instant où il nous trouve humbles et vides.

Roy Hession développe l’illustration de notre coupe. Cette coupe que Jésus remplit constamment du Saint Esprit. Cette coupe doit rester pure pour connaître un Réveil continuel. Chaque péché brise ce magnifique trop plein de la présence de l’Ésprit de Dieu. J’ai trouvé très important qu’il précise qu’on doit appeler le péché par son nom. Parfois on préfère parler de « faiblesses » ou même de personnalité. Mais il explique qu’on peut seulement être liberé de nos péchés. Alors si tu veux changer, commence à appeler le péché par son nom.

La théorie semble donc simple :

Ce n’est pas la volonté de Dieu qu’un Réveil cesse et soit désormais connu sous le nom de « Réveil » de telle ou telle époque. Si tel est le cas, cela est dû uniquement au péché – ces petits péchés que le diable verse dans notre coupe. Nous devons revenir au Calvaire et expérimenter à nouveau la puissance du sang de Jésus pour nous purifier instant après instant du péché. Ayons ce réflexe dès que le péché apparaît. Nous apprendrons ainsi le secret de la sainteté et de la plénitude, d’une coupe constamment purifiée et constamment débordante.

Dès que vous avez conscience d’être effleuré par des sentiments d’envie, d’irritabilité ou de quoi que ce soit d’autre, abandonnez-les à Jésus en lui demandant de les effacer par la puissance de son sang. Vous verrez alors que votre réaction charnelle disparaîtra ; la paix reviendra, et la coupe débordera à nouveau. Plus vous rechercherez cette purification, moins votre moi aura de réactions. Mais la purification n’est possible que si nous avons été préalablement brisés par Dieu sur le point en question.

Mais le problème, c’est que pour des péchés précis, ça me bloque complètement. Je me rends compte que bien souvent je ne suis pas prêt à me débarrasser de mes péchés. C’est un péché répétitif que je commets parce que j’ai choisi de le faire, même si après je le regrette. C’est bien différent des sentiments d’irritation spontanés.

De plus, je trouve que souvent je me morfonds de mon péché, sans passer à la case: « expérimenter la puissance du sang de Jésus ». À mon avis, cette attitude est aussi un péché. Un peu comme si je « faisais mon salut » en souffrant pour mon péché.

Jusqu’à où faut-il se taire et s’écraser ? Très souvent la faute est visiblement chez l’autre. Doit-on vraiment ne rien dire et s’écraser comme un ver (cf. chapitre 1) ? La réponse est à la page 27 :

En effet, le péché d’autrui ne saurait nous faire perdre notre paix. Dieu veut nous montrer la culpabilité de notre réaction, et c’est seulement lorsque nous aurons accepté d’être brisés sur ce point particulier que sa paix nous sera rendue.

Si ma réaction au péché de l’autre est aussi péché, je dois me taire et m’occuper du nettoyage de ma propre coupe. Mais ce n’est pas en soi un écrasement obligatoire et automatique. Il y aura des moments où il est bon de parler avec amour à quelqu’un pour lui expliquer en quoi il pêche contre les autres.

Du chapitre 3, je retiens surtout l’appel à commencer à vivre dans la lumière avec les autres. Ce n’est pas tout le monde qui doit connaître vos péchés, mais avez-vous une ou deux personnes dans votre vie qui vous connaissent complètement ? 1Jean 1.7 dit :

Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres.

Se basant sur ce texte, Hession invite à trouver des personnes de confiance et à vivre le Réveil avec elles :

Jésus veut que nous commencions aujourd’hui à marcher dans la lumière d’une manière nouvelle. Joignez-vous pour cela à un autre – à votre ami chrétien, à votre conjoint. Laissez tomber votre masque. Sans aucun doute, Dieu vous a montré un point précis sur lequel vous devez être honnête avec eux. Commencez par là. Travaillez à deux, là où le Seigneur vous a placés. D’autres seront alors brisés au pied de la croix et ajoutés, selon la volonté de Dieu.

Questions ou désaccords avec le livre ?

J’ai commencé à lire le livre avec Hanna (chapitre 3 oblige !). Elle m’a fait remarquer un point où Hession semble aller trop loin (p. 32), remarquez la phrase en italique (ajouté par moi) :

L’oeuvre accomplie par Jésus-Christ au Calvaire n’a pas consisté seulement à rétablir la communion entre l’homme et Dieu, mais encore entre l’homme et ses semblables : l’un ne saurait aller sans l’autre. Plus les rayons d’une roue se rapprochent du centre, plus ils se rapprochent les uns des autres. S’il n’y a pas de communion vivante et réelle avec tel ou tel frère, c’est la preuve que cette communion n’existe pas non plus entre nous et Dieu. La première épître de Jean – sur laquelle le Réveil répand une si vive lumière – mesure la profondeur et la réalité de la communion de l’homme avec Dieu à la profondeur et la réalité de sa communion avec ses frères. Tout ce qui constitue une barrière entre nous, aussi insignifiant que cela puisse paraître, en constitue du même coup une entre Dieu et nous.

Vous voyez le problème de cette idée? Régulièrement je dois décider de ne pas développer une relation plus intime avec quelqu’un pour X raisons. Peut-être que suite à un problème, je ne le considère pas fiable et donc je ne veux plus m’ouvrir à lui. En tout cas, juste parce qu’il y a un problème entre deux personnes, leur relation avec Dieu n’est pas stoppée. Qu’en pensez-vous ? Est-ce qu’on l’a mal compris notre ami Roy ?

Je termine en prière. Seigneur, change mon cœur s’il te plait. Donne moi des désirs saints et un cœur brisé et exige ensuite tout ce que tu veux. Merci pour le pardon continuel offert par le sang de ton Fils Jésus. Amen.

Et vous ? Que retenez-vous de votre lecture ?

N’oubliez pas, rendez-vous la semaine prochaine pour discuter des chapitres 4 et 5 ! Je vais probablement essayer de rattraper mon retard, mais je ne garantis rien. Les deux dernières semaines à l’IBG sont folles !

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Stéphane Kapitaniuk

Disciple de Jésus. Mari de Hanna. Papa de Noah et de 3 enfants repris dans le ventre de leur maman. Stéphane est le pasteur principal d'une implantation d'Église à Pont de Chéruy à 15 minutes de l'aéroport de Lyon St-Exupéry. Stéphane est diplômé de l’Institut biblique de Genève. Avec Hanna, il a fondé ChezCarpus.com, une librairie chrétienne de livres d'occasion. Il aussi créé plusieurs formations pour le logiciel biblique Logos (dont cette mini formation gratuite).Découvrez ici les articles qu'il vient de publier sur son blog.

https://stephanekapitaniuk.toutpoursagloire.com

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5 thoughts on “Le chemin du Calvaire: chapitres 2&3

  1. Jessica dit :

    J’ai relu de manière accélérée les chapitres 2 et 3 car je les avais un peu oubliés.
    Concernant le chapitre 2 ce que j’en ai retenu c’est qu’il ne faut pas qu’un péché brise notre communion avec le saint-esprit et que donc pour cela il faut sans cesse se confesser et se repentir. Je suis plutôt d’accord mais parfois cela peut conduire à une confession légaliste des péchés juste parce qu’on a entendu qu’il faut le faire. Ce que j’ai fait quelques fois. Le pasteur avait parlé de Daniel en prenant son exemple. En effet, dans ses prières à Dieu il procédait en 3 étapes : confession des péchés, louanges de la grandeur de Dieu puis seulement il exposait ses requêtes. J’ai voulu l’imiter mais je demandais pardon pour mes péchés sans avoir conscience d’en avoir vraiment. Donc je pense qu’il faut vraiment se repentir avec le cœur et pour cela il faut comprendre que notre attitude est péché, ce qui n’est pas toujours le cas. Je pense que Dieu, étant pédagogue, nous le fait comprendre petit à petit. Il ne brise pas directement sa communion avec nous.
    Concernant le chapitre 3, son idée de quelques personnes avec qui vraiment marcher dans la lumière, qui connaissent vos péchés, vos tentations, m’a fait penser au groupe de croissance. J’en ai beaucoup entendu parler et ça m’encourage à essayer d’en monter dans mon église. Je crois que c’est important d’avoir des personnes devant qui on ne peut pas faire semblant. De même dans une juste mesure, on doit aussi marcher dans la lumière avec nos frères et sœurs en Christ.
    Concernant ta remarque sur le problème entre deux personnes qui stoppe leur communion avec Dieu, je pense que Roy fait allusion à ce qu’a dit Jésus lui-même, « si tu as un problème avec ton frère laisse ton offrande et va te réconcilier avec lui ». Je pense que celui qui a causé le problème peut perdre sa communion avec Dieu, s’il ne l’écoute pas quand il lui dit de faire la paix. Quant à l’autre, la bible dit « autant que cela dépende de vous, soyez en paix avec tous les hommes ». Des fois on a beau essayé, les personnes en face restent réfractaires à nos demandes de paix. Dans ce cas, on a rien à se reprocher. Après, quand quelqu’un nous a fait du tort, comme dans ton exemple, il faut pardonner et restaurer la relation de confiance. Dieu veut qu’on pardonne comme il pardonne. Or, quand il nous pardonne, il oublie nos péchés, il les jette au fond de la mer 😉

    1. Salut Jessica,

      Merci pour ton retour. Comment fais-tu alors concrètement sur la leçon du chapitre 2? Peux-tu dire que tu es remplie du Saint-Esprit actuellement au moment où tu lis ces lignes? J’ai eu du mal, parce que je me sens si loin de l’idéal. Mais Hession semble dire que ça devient juste une réalité constante.

      1. Jessica dit :

        Moi aussi j’ai du mal à répondre à cette question. Roy dit que notre paix intérieure nous dira si nous sommes remplis du Saint-Esprit ou pas. Je suis en paix en ce moment mais est-ce vraiment parce que je suis pleine du Saint-esprit ou parce que tout va bien pour moi ? Je ne sais pas. En tout cas j’essaye et je crois que l’apprentissage à vivre le brisement au quotidien et la plénitude du Saint-Esprit dure toute une vie.

  2. Alexandre dit :

    Merci à vous pour vos réaction.

    Un élément m’interpelle particulièrement. Si être rempli de l’Esprit n’est pas une affaire d’orgueil, mais bien une grâce, cela veut dire que lorsque je ne suis pas rempli de l’Esprit c’est que j’ai refusé l’œuvre de Dieu ou que j’y ai fait obstacle. la question est comment peut-on échapper à une chose qu’on désire autant et dont l’obtention est aussi simple que d’accepter un cadeau?

    Si j’essaye de répondre honnêtement à ce problème, il me semble que la première chose est que je ne désire pas tant que ça la plénitude de l’Esprit. Peut-etre que je rêve de ses effets mais pas du chemin qu’il faut emprunter pour y parvenir : le brisement total de ma personne. L’orgueil… toujours et encore… A ce propos, la phrase « On s’imagine souvent que mourir à soi-même rend malheureux, au contraire, c’est le refus de mourir à soi-même qui rend misérable » me percute directement. En ce moment, avec la famille, nous avons la conviction que Dieu nous appelle à lui abandonner plusieurs choses qui nous sont chères et faire des choix que nous n’aurions pas fait par nous-mêmes. Ma plus grande difficulté actuelle est de me réjouir de cette mort à moi-même. Ce passage m’encourage dans ce que je vis car R Hession poursuit par la promesse de la joie et dans la paix. Il me reste à m’accrocher à ces promesses et en entendant marcher par la foi.

    L’autre versant du problème porte sur la méthode : je veux faire, je veux obtenir alors que Dieu veut que j’accepte sa grâce. C’est une constante dans ma vie chrétienne, la notion de grâce reste totalement contraire à ma manière de penser, même pour un chrétien de longue date, qui a été éduqué dans cette idée. C’est toujours une claque à chaque fois que je m’y plonge, j’ai presque l’impression que je n’ai rien compris. A ce propos, j’ai aussi aimé la citation de Murray, belle illustration de Romains 5.20  » là où le péché abonde, la grâce abonde ». On retrouve encore cette réalité choquante de la grâce, pour quelqu’un comme moi, qui souhaite toujours accorder une place au mérite personnel.

    le passage sur la nécessité de reconnaitre le péché dans sa vie me fait penser à une phrase qu’un ami cite souvent : « une journée où je ne vois pas mon péché n’est pas une journée sans péché, mais une journée où je n’ai pas appelé péché le péché ». Encore une fois, la définition de R Hession du péché est large et sans concession. Un peu à la manière de John Piper dans son livre « combattre l’incrédulité », il condamne des attitudes que j’ai tendance à considérer comme normales ou un droit : laisser-aller, défense de ses droits, repliement sur soi, soucis, craintes.. ça m’interpelle car cette semaine, je me suis « surpris » à entretenir une certaine pitié de moi-même. Et oui, c’est une attitude qui cache mon égocentrisme et donc un péché.

    je remarque qu’il m’est difficile d’avoir une attitude radicale contre le péché, une repentance immédiate et sincère, suivie de dispositions claires contre ce qui me fait chuter. Le chapitre 2 et le lien qu’il pose entre la repentance et la plénitude de l’Esprit est une formidable motivation pour se mettre en guerre totale contre le péché.

    pour la question du lien entre la communion avec Dieu et avec les frères, je suis plutôt d’accord avec Rohy Hession. Si je lis Ephésiens 2 qui détaille les conséquences de l’action de Jésus dans la vie de chrétien, on retrouve les deux aspects : la paix avec Dieu (1-10) et l’intégration au peuple de Dieu, caractérisé par une paix et une unité en Jésus (11-22). Les passages de 1 Jean sont bien évidemment encore plus clairs.

    la question posée par Stéphane est logique : que faire si je ne suis plus uni à un frère de son propre fait? Vais-je être pour autant séparé de Dieu? Je pense que non. Cela me fait aussi penser à ce verset : « Si cela est possible, dans la mesure où cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes » Romains 12.18. la qualité d’une relation est le fruit de deux personnes, on ne peut donc subir les conséquences spirituelles d’un comportement qui n’est pas le nôtre. Ou Dieu serait injuste. Par contre, il me semble que nous avons à pardonner, à chercher le rétablissement de la relation, car sinon nous sommes dans le péché et donc le processus négatif décrit au chapitre 2 se met en route. Sur ce point, je conseille cet excellent message de Mike Evans sur ce thème : http://www.tresorsonore.com/fiche2010.php?idf=9885. Un message sur le pardon bouleversant…

    Il est vrai que parfois un frère manquant de discrétion ne me donne plus l’envie de m’ouvrir à lui. J’ai tendance à croire que nous ne sommes pas appelés à la même transparence avec tous. D’ailleurs Jésus avait lui-même différents cercles d’intimité parmi ses disciples. Par contre, il aimait tous sans réserve et concession… c’est peut-être plus l’amour total que la transparence totale que nous devons vivre. Car avec la grâce et le pardon, nous ne devrions jamais avoir d’excuses pour ne pas aimer.

    En résumé, ces deux chapitres me poussent à me mettre en guerre contre le péché et tous mes péchés, non pas par mes efforts, mais en les reconnaissant face à Dieu et à apprendre à désirer tellement le réveil que le brisement un objectif dans ma vie et non pas une crainte.

    Gros programme…

    1. Merci Alex pour ton retour franc et utile. J’avoue que je n’en suis pas tout a fait au même point. Plutôt que de vouloir faire la guerre, je suis un peu découragé. J’ai l’impression que je dois faire et que je ne dois pas faire. Que je dois tout donner, mais que ça ne servira à rien.
      Je pense que je vois les choses en noir. Mais bon, il reste des chapitres!

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