Le chemin du Calvaire: Introduction et chapitre 1

« Et si on lisait un livre ensemble sur le blog ? » C’est le défi qu’on a lancé récemment. Nous lisons Le chemin du Calvaire ensemble. Voici le premier compte rendu. Tous ceux qui l’ont lu sont invités à laisser leur impression sur la lecture en écrivant un commentaire.

Voici 4 points que j’ai retenu. Je termine ensuite avec quelques questions et des remarques.

1. Le lectorat : je suis concerné par le message du livre.

Les recommandations donnent le ton. Le livre s’adresse à tous ceux qui sont insatisfaits par leur marche chrétienne. Que je sois jeune chrétien, responsable ou pasteur d’Église, le livre s’adresse à moi si j’ai soif d’une vie chrétienne plus a fond. Certains étaient jeunes chrétiens. D’autres étaient dans une période de  leur vie chrétienne où ils stagnaient. Roy Hession était chrétien de longue date et a entendu le message du Chemin du Calvaire tard dans sa vie.

Voici l’application que j’en retire. Peu importe que je sois chrétien depuis déjà plusieurs années. L’auteur était orateur et évangéliste connu en Grande Bretagne. D’ailleurs c’était son  statut et son rôle qui l’ont empêché de vivre le Réveil durant un temps. Comme il le dit (p.11) :

 Étant moi-même un des orateurs, je pensais plus aux besoins spirituels des autres qu’aux miens. Tandis que ma femme et d’autres s’humiliaient devant Dieu et faisaient l’expérience du sang précieux de Jésus qui purifie, je restais desséché et loin de tout cela. Desséché parce que je me croyais au-dessus.

2. Je dois lire d’une manière « égoïste » (surtout si je suis pasteur!).

Je ne dois pas me concentrer sur comment ce message aiderait ma femme ou un membre de mon Église. Même si c’est vraiment ce dont ils ont besoin ! Je dois avant tout suivre les conseils de Hession à la fin de son introduction de 1950 (p. 16) :

Encore un mot pour le lecteur. S’il veut être béni, qu’il lise ces pages le coeur rempli d’une grande soif ; qu’il soit insatisfait de l’Église en général, et de lui-même… mais surtout de lui-même. Il faut qu’il accepte que Dieu commence l’oeuvre dans son proper coeur et non dans celui de son prochain, et ensuite qu’il place toute sa confiance en Dieu pour qu’Il agisse. S’il est serviteur de Dieu, la nécessité du Réveil est des plus urgentes pour lui, et nous souhaitons qu’il en soit profondément convaincu. C’est dans la mesure où il reconnaîtra sa propre misère et acceptera d’être béni que le Seigneur répandra la benediction sur son troupeau. Oh ! qu’il comprenne avant tout qu’il doit être le premier à s’humilier devant la croix. S’il n’y a pas de conviction de péché parmi ses auditeurs, qu’il se laisse d’abord convaincre et briser lui-même.

Notez que son conseil est particulièrement important si l’on est pasteur où si on se prépare à un tel ministère. Prions qu’on puisse lire le livre de cette manière.

3. Le vrai Réveil vs. une définition populaire du « Réveil ».

C’est probablement le point le plus provoquant quand on lit le livre la première fois. Quand on parle d’un Réveil, on pense généralement à quelque chose de spectaculaire : Des milliers de conversions, des grands rassemblements, et une effervescence contagieuse. L’auteur nous parle d’orateurs venus d’Afrique de l’Ouest, une région où se produisait un Réveil. Leur message ne parlait pas de ces aspects du Réveil. Ils soulignaient plutôt les aspects universels du Réveil. Hession fait donc deux remarques importantes. (1) Le Réveil n’est pas spectaculaire au sens d’une manifestation visible et public. Le Réveil c’est un pécheur qui prend conscience à nouveau de son péché et qui s’humilie au pied de la croix. Ensuite, (2) « le Réveil ne concerne pas d’abord les inconvertis », mais l’Église. Il dit :

« Réveil » signifie simplement « retour à la vie nouvelle », ce qui sous-entend qu’il y a déjà eu vie. Les inconvertis n’ont pas besoin d’être « réveillés », car il n’y a pas de vie en eux qui puisse être renouvelée, réveillée. Ils ont tout simplement besoin de la Vie. Ce sont donc les chrétiens qui doivent être « réveillés », car il y a eu chez eux un recul, une diminution de vie spirituelle ; ils se sont endormis. Aussi, les « candidats au Réveil » sont ceux qui veulent bien confesser ce recul, cette diminution de vie. Dieu pourra réveiller dans la mesure où les péchés seront confessés d’une manière claire et précise.
Lorsque de telles choses se passeront parmi les chrétiens, Dieu pourra alors travailler parmi les perdus avec une force nouvelle, et son oeuvre de grâce sera visible pour tous.

En fin de compte, le Réveil des chrétiens produit souvent de nombreuses conversions. Evidemment, car des chrétiens qui vivent à fond pour Dieu dans l’humilité, l’amour et la joie sont une plaidoyer convaincant en faveur du Christianisme. Mais le Réveil c’est avant tout quelque chose pour les chrétiens.

4. Le Réveil ça commence par nous casser.

Où plutôt, il faut être cassé (se reconnaître pécheur invétéré et mourir à soi-même) pour être candidat au Réveil. Roy Hession dit que le brisement c’est le commencement du Réveil. Il cite évidemment Jésus. Jésus, celui qui n’a jamais péché, celui qui est Dieu. Jésus a renoncé à tous les droits qu’il possédait et méritait pour accepter l’humiliation, le brisement et la mort à la croix à ma place.
Alors que j’écris ces lignes, je me rends compte combien ce ne sont que des formules que je sors. Suis-je vraiment brisé par ce fait historique ?

L’image du ver (cité du Psaume 22.7) m’interpelle particulièrement. Jésus a accepté de devenir un ver. L’auteur nous rappelle la différence entre un serpent et un ver. Un serpent, quand on l’écrase, riposte, attaque. Il ne se laisse pas faire. Mais un ver :

n’offre aucune résistance. Faites-lui ce que vous voulez, repoussez-le du pied, écrasez-le, il ne riposte pas : c’est l’image du vrai brisement. Jésus a accepté de devenir cela pour nous : un ver et non un homme.

Je sais d’avance que ça sera une de mes grandes luttes lors de cette lecture. « Dois-je vraiment m’écraser pour tout ? » Je redoute déjà la réponse.

Questions ou difficultés de compréhension ?

J’ai trébuché sur une phrase concernant comment il put s’approprier le message du Réveil pour la première fois. Dans l’intro il dit :

Plus tard, je pus enfin renoncer à ma doctrine de la sanctification et venir humblement à la croix pour être purifié de mes propres péchés.

C’est quoi le lien avec la doctrine de la sanctification ? Est-ce que je suis le seul à avoir trouvé cette tournure étrange ?

J’ai quelques autres questions qui restent sans réponse. Mais je pense qu’Hession les traite dans les prochains chapitres. Alors suspense.

 Voici donc mon retour de lecture. Place à vous tous qui lisez avec moi Le chemin du Calvaire. Qu’est-ce qui vous a particulièrement frappé ? Que retenez-vous ? C’est à votre tour !

RAPPEL: rendez-vous à la semaine prochaine pour continuer notre lecture. Lisons les chapitres 2 et 3.

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Stéphane Kapitaniuk

Disciple de Jésus. Mari de Hanna. Papa de Noah et de 3 enfants repris dans le ventre de leur maman. Stéphane est le pasteur principal d'une implantation d'Église à Pont de Chéruy à 15 minutes de l'aéroport de Lyon St-Exupéry. Stéphane est diplômé de l’Institut biblique de Genève. Avec Hanna, il a fondé ChezCarpus.com, une librairie chrétienne de livres d'occasion. Il aussi créé plusieurs formations pour le logiciel biblique Logos (dont cette mini formation gratuite).Découvrez ici les articles qu'il vient de publier sur son blog.

https://stephanekapitaniuk.toutpoursagloire.com

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9 thoughts on “Le chemin du Calvaire: Introduction et chapitre 1

  1. Alexandre dit :

    j’ai effectivement été marqué par la définition du réveil, bien éloignée de nos conceptions, mais aussi de ce que l’on demande dans nos prières. Bien souvent, le réveil c’est d’abord pour les autres. Je note également que l’on parle souvent du réveil pour une région ou une époque, alors qu’ici c’est une démarche personnelle.

    Le côté rassurant est que le réveil n’est pas un mouvement d’humeur divine, qui arrive selon le bon vouloir de Dieu mystérieusement, mais bien le retour des chrétiens à la vie qu’ils devraient avoir.
    le côté plus négatif est qu’il est considéré comme une exception et non comme une norme pour les chrétiens.

    cela m’amène à pousser la réflexion sur le plan personnel. Pourquoi est-ce si difficile de vivre une vie chrétienne normale, où « ce n’est pas moi qui vit, mais Christ qui vit en moi? ». Comment ne pas faire du brisement une expérience rare et éphémère? Autant je suis heureux de me replonger dans la lecture du « chemin du calvaire », autant je suis triste de constater que peu de choses ont changé depuis ma première lecture en 2007. C’est d’ailleurs un exercice très instructif, humiliant et brisant que de reprendre un livre et les notes qu’on a pu en faire, quelques années plus tard.

    A y réfléchir, il me semble que cette difficulté vient de l’antinomie totale entre la volonté de briller, l’orgueil et le brisement. Notre vieil homme se délecte d’être glorifié et je suis incapable sans l’intervention de Dieu dans ma vie de réellement chercher la gloire de Dieu. Je l’ai encore constaté il y a peu, avec beaucoup de tristesse : même dans le service pour Dieu, j’aime briller et je le dis à ma honte, il m’arrive de ne pas me réjouir quand Dieu utilise un autre que moi pour porter du fruit. Cette relecture me rappelle que le brisement n’est pas une simple étape dans ma sanctification mais bien un état permanent, que je ne peux que vivre par la dépendance totale à Jésus. Le plus dur reste à en être suffisamment conscient pour faire la guerre mon orgueil et l’appeler péché, tellement il est ancré dans ma nature. J’espère que cette relecture m’aidera durablement à rejeter toute vie en dehors de Christ chaque jour et même à chaque instant de mes journées.

    Quelques remarques plus anecdotiques :
    – Roy Hession classe la timidité, le fait d’être renfermé comme la manifestation du moi, au même titre que la critique, l’envie, l’autosatisfaction. Dans un premier temps, j’ai trouvé cela surprenant. Mais au final, c’est très pertinent. Lorsque je me tais dans un groupe ou une discussion, bien souvent, il s’agit d’une protection pour cacher des choses qui m’abaisseraient (m’exposer à des paroles qui pourraient me blesser en public, la vexation) ou m’auto-entrepretenir dans des pensées négatives sur les autres.
    – « chaque humiliation, chaque vexation que nous sommes appelés à endurer est un moyen dont Dieu se sert pour nous briser ». Considérer ces choses comme une grâce est loin de ma pensée première. Mais je mesure la portée d’une telle conception… tout un programme!
    – j’ai été marqué par le verset cité fin du chapitre 1 (je lis une ancienne édition, donc je ne peux pas citer les pages) : 1 Cor 4.10 « nous portons avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus se manifeste dans notre corps ». Pour l’anecdote, je me suis demandé si la tradition de porter un crucifix en pendentif ne venait pas ce verset. Surtout, la promesse étant très motivante, je me suis interrogé sur ce que signifiait porter dans son corps la mort de Jésus. Est-ce un statut acquis à notre nouvelle naissance ou un acte volontaire de notre part? Le contexte semble lié ce fait au style de vie de Paul : persécutions, solitude… (v8-9). Cela voudrait-il dire qu’une vie consacrée de disciples nous porte à chercher à imiter notre maitre dans le don de sa vie et nous permet ainsi de vivre en communion avec Lui ? Si oui, cela pourrait explique que nous ayons tant de mal à bien vivre et bien considérer le réveil comme une expérience individuelle et normale.
    – l’humilité de l’auteur me frappe, quand on connait son ministère et son impact :  » dans ce livre, nous avons utilisé simplement quelques articles de ce petit journal… nous avons ajouté deux chapitres que nous remettons à Dieu pour qu’IL s’en serve comme il jugera bon »… c’est un trait qu’on retrouve dans son autobiographie « Mon chemin du calvaire ».
    – Sur la doctrine de la sanctification. Je pense qu’il faut lire « ma (fausse) doctrine de la sanctification ». Souvent je considère la sanctification comme un trajet avec des étapes à franchir, à succession d’efforts, de disciplines : il faut, je dois… Cette conception m’éloigne du brisement car elle fait reposer une bonne partie de mes fruits spirituels sur ma propre personne, ce qui tend à la glorifier artificiellement. Le témoignage de Nicolas Kessely sur sa rencontre avec Roy Hession, que j’ai déjà entendu par ailleurs, en est une belle illustration.

    Et pour finir, vous dire que c’est très motivant pour moi de se prêter à un tel exercice. Vivement la suite!

    1. Salut Alexandre,

      Merci pour ta lecture et ton excellent compte rendu. Merci aussi pour ta transparence. A titre perso, j’ai du mal à être transparent puisque la discussion est publique et le livre me tape d’autant plus fort que mon année est difficile.

      Je me retrouve complètement dans ce que tu dis concernant le manque de changement dans ma vie. C’est la troisième fois que je lis Le chemin du Calvaire. Il y a certainement des choses qui ont changé (par exemple je demande souvent rapidement pardon). Mais de manière générale, j’ai l’impression que tout reste à faire. Si vraiment la vie chrétienne “normale” est ce message du brisement et du renoncement à nos droits, je suis complètement hors-jeu.
      Non seulement je suis “hors-jeu” parce que je ne le fais pas et que je veux pas renoncer à mes droits, mais en plus, je n’arrive toujours pas à être d’accord qu’on a vraiment aucun droit. L’exigence d’obtenir justice est si fortement encré en moi (quand je vis une injustice bien sûr).

      En ce moment, c’est moins la jalousie qui me ronge, que le sentiment d’injustice. Les mêmes questions reviennent sans cesse: est-ce que je tait? Est-ce que je dois quand même faire savoir que c’est inacceptable de traiter quelqu’un comme ça? Faut-il toujours se taire? Quand faut-il reprendre l’offenseur? Quand l’offenseur est non-chrétien, OK, mais quand l’offenseur est chrétien, doit-on vraiment ne pas exprimer notre sentiment d’injustice?

      Remarques à tes remarques anecdotiques:
      – Moi aussi j’ai été surpris par certains éléments de la liste. Mais il a bien raison. Il y a les péchés des “forts” et celui des “faibles”. Il faut tout appeler “péché” pour en être libéré.
      – La citation de 2 Corinthiens 4.10 est un peu étrange. L’apôtre Paul semble plutôt parler des souffrances physiques qu’il éprouvait constamment pour le Christ. Hession y voit aussi un niveau intérieur du Réveil… pourquoi pas?
      – Merci pour l’éclaircissement sur la sanctification. Hession dirait donc que la sanctification est le brisement continuel et la plénitude de l’Esprit. C’est vrai que tout le contraire d’étapes de maturité chrétienne.

      Questions à ton commentaire:
      1. Tu dis « côté négatif »: le Réveil est exceptionnel. Tu dis que dans les faits le Réveil est rare. Mais je suis bien d’accord avec toi (si c’est ce que tu dis) que le Réveil c’est la vie chrétienne normale. C’est bien ça?

      Moi aussi j’aime cette lecture. Continuons! N’hésite pas à proposer des manières d’améliorer la lecture.

      1. Alexandre dit :

        Oui, je voulais dire que nous parlons souvent du réveil comme une période exceptionnelle, alors que R Hession le décrit comme la vie chrétienne normale.
        merci pour ta réponse, pleine de franchise également… profitions-en pour prier les uns, pour les autres!

  2. Jessica dit :

    Ce qui m’a le plus marqué c’est quand il parle de brisement, de « mourir à soi-même sous tous les rapports ». La question qui m’est tout de suite venue est comment être brisé concrètement ? Il dit qu’il faut se soumettre à Dieu et que Dieu produit cette oeuvre en nous (en nous montrant la croix) et que c’est à nous de l’accepter ou pas.
    Je me retrouve dans vos commentaires Stéphane et Alexandre. A force de répéter dans l’église le sacrifice de Christ, j’ai tendance parfois à le banaliser. Je dois donc me rappeler avec « force » que son sacrifice n’avait rien de banal et qu’il est extraordinaire. Mais ce n’est pas toujours facile.
    D’un autre côté, quand je vis ces petits brisements quotidiens, l’orgueil parfois n’est pas loin. Mais parfois, je fais vraiment passer les autres avant moi, sans que cela ne fasse n’être d’orgueil en moi et cela me réjouit de ressembler chaque jour un peu plus au Seigneur.
    Roy Hession dit que Paul a vécu « une vie de brisement », « démarche souvent douloureuse qui en vaut la peine ». Souvent douloureuse, tout à fait d’accord. Mais Jésus lui-même nous a avertis que Le suivre avait un coût et qu’il fallait bien calculer la dépense avant. Mais c’est la vie que je veux mener et comme Roy Hession le dit si bien Dieu se sert de nos épreuves pour nous briser. J’ai l’assurance qu’Il nous transforme de progrès en progrès.
    Ce livre nous remet en question (comme d’autre Crazy love par exemple) mais ne doit pas nous décourager d’avancer avec le Seigneur mais au contraire nous donner un nouvel élan. Le Seigneur nous demande de persévérer plutôt que d’abandonner.

    Ce n’est pas toujours facile et j’attends de voir les autres conseils que nous aurons par la suite.

    1. Bonjour Jessica,

      Merci pour ton commentaire. Effectivement, c’est le comble quand le péché profite de notre brisement pour faire naitre de l’orgueil!

      Le chapitre 1 à un côté décourageant. Je suis incapable de vivre ce brisement. J’espère aussi que la solution est ailleurs qu’en moi. Je pressens que « oui ». 🙂

      A lundi! N’hésite pas à proposer des manières d’améliorer la lecture.

      1. Jessica dit :

        La lecture suivie s’est-elle arrêtée ? ça fait un moment que tu ne publies plus rien dessus

        1. Bonjour Jessica,

          Non! Je suis juste très en retard (déjà!). Je viens de publier le prochain article. Idéalement j’en publie encore un lundi, mais le programme est très chargé en cette fin d’année. Mais on va terminer le livre, ça c’est promis!

          J’espère que tu me pardonneras d’avoir brisé la règle une d’un blog: ne pas décevoir ses lecteurs.

          A bientôt,
          Stéphane

          1. Jessica dit :

            C’est pas grave je peux comprendre. J’attends la suite alors. Bon courage 🙂

          2. Tu as vu la suite? Elle est publiée.

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