Lire ensemble Le Principe du Trésor: Chapitre 5

Lire des blogs c’est sympa, mais on tombe parfois dans le piège de l’instantané, du précuit. Un bon livre, par contre, a eu le temps de faire ses preuves, de mériter notre attention et notre temps. On recommence donc une bonne tradition: nos groupes de lecture! On va lire ensemble le petit livre de Randy Alcorn: Le Principe du Trésor. Cette semaine on attaque le Chapitre 5.

Comme d’habitude, je fais quelques remarques ci-dessous, puis à vous de nous dire ce que vous retirez du chapitre en laissant un commentaire.

L’idée centrale du chapitre 5

On avance avec notre lecture de cet excellent petit bouquin. La chapitre 5 est axé mise en pratique comme l’indique le titre: «Par où commencer?» C’est aussi peut-être le chapitre qui sera le plus débattu. Non pas parce que ses positions sont contraires à l’enseignement biblique, mais plutôt parce qu’elles vont contre beaucoup de notre culture chrétienne contemporaine.

Alcorn présente ouvertement ses convictions sur la dîme, la libéralité du chrétien et des questions telles que «N’est-ce pas mieux d’investir l’argent pour pouvoir donner plus plus tard?» et encore «Ne faut-il pas avoir un capital qu’on peut léguer à nos enfants?»

Ce que j’ai apprécié

Une perspective biblique de la dîme

Sa perspective sur la dîme est particulièrement importante. On entend souvent dire que les lois et normes de l’Ancien Testament sont caduques. «On n’est plus sous la loi, mais sous la grâce» explique-t-ils. Certes, mais Alcorn leur répond par un avis contraire. Il le fait avec précaution. Car il ne veut pas tomber dans un légalisme qui cherche à obéir à une énième loi. Mais en survolant l’enseignement biblique sur les dons et la dîme, il conclut:

«Jésus a confirmé la dîme obligatoire, même sur les petits revenus (Matthieu 23 : 23), mais plus aucune mention n’en est faite ensuite dans les récits de l’Évangile. Elle n’est ni ordonnée ni abrogée et les chrétiens débattent avec passion pour savoir si oui ou non la dîme reste un principe de base à appliquer à la libéralité.
J’ai un avis partagé sur la question. Je déteste le légalisme. Je ne cherche absolument pas à essayer de verser du vin nouveau dans de vieilles outres, en imposant aux chrétiens des restrictions dépassées issues de l’ancienne alliance. Mais chaque exemple de libéralité tiré du Nouveau Testament dépasse largement la notion de dîme. Et aucun ne lui est inférieur.
Le principe qui consiste à donner à Dieu nos prémices exprime une vérité intemporelle. La dîme reste-t-elle ou non la proportion minimum à appliquer à ces prémices ? Je me demande tout de même si Dieu attend de ses enfants de la nouvelle alliance qu’ils donnent moins ou plus? Jésus a toujours placé la barre spirituelle plus haut, jamais plus bas (Matthieu 5 : 27-28). (p. 74-75)

Alcorn voit la dîme comme les petites roues qu’on met sur le vélo d’un enfant qui apprend à en faire: c’est un bon début. C’est bien mon expérience. C’est une bonne habitude et même quand on vivait très serré, on a toujours pu donner la dîme comme un minimum. Non comme une nouvelle loi, mais avec joie et reconnaissance. Dieu est si bon envers nous. Il pourvoit toujours à nos besoins quotidiens et bien plus encore. Ça semble le minimum de redonner une partie avec reconnaissance. Nous avons tellement plus en Jésus qu’Israël n’avait dans les premières précipitons de donner dîmes et prémices.

Une perspective biblique de l’argent

Ce chapitre m’a amené à relire à nouveau 2 Corinthiens 8-9. Si vous ne l’avais pas fait. Faites-le, franchement, ça vaut la peine. Il est plein d’enseignements sur la volonté de Dieu pour nos biens et notre argent. C’est aussi là qu’il tire sa 6e et dernière clé:

Dieu donne non pas pour qu’on améliore notre niveau de vie, mais pour augmenter notre niveau de générosité.

Il voit ça dans le texte. C’est tout juste génial. Et c’est vraiment mon expérience. Dieu donne pour qu’on ai de quoi satisfaire à tous (nos) besoins et qu’on puisse avoir « encore en abondance pour toute œuvre bonne ».

A vous de jouer: qu’est-ce qui vous a touché cette semaine dans votre lecture du Principe du trésor? Laissez un commentaire!

Stéphane Kapitaniuk

Je suis un disciple de Jésus. Mari de Hanna. Papa de Noah (7 ans), Théa (2 ans) et de 3 enfants repris dans le ventre de leur maman. Directeur général de BLF Éditions depuis 2021, après des études de théologie et 6 années de ministère pastoral. J'aime bien lancer de nouvelles initiatives. Découvrez BLFKids.com, un projet spécial parents, ainsi que BLFAudio.com, la première librairie chrétienne de livres audio. J'ai aussi fondé avec Hanna ChezCarpus.com, la première librairie chrétienne de livres d'occasion. Je propose aussi plusieurs formations pour le logiciel biblique Logos (dont cette mini formation gratuite).

https://stephanekapitaniuk.toutpoursagloire.com

Articles pouvant vous intéresser

  • Merci de nous avoir fait partagé votre analyse sur ce livre, du moins sur ce chapître.

  • >