Semaine 4: Le chemin du Calvaire (chapitres 5 & 6)

Je suis officiellement en vacances. Disons que les cours sont terminés. Nous entamons donc les six semaines de travaux sur la propriété de l’IBG. Cela leur permet d’éviter d’embaucher de la main-d’œuvre au taux horaire suisse ! Cette semaine nous continuons le projet de lire un classique ensemble. Nous avons lus les chapitres 6 et 7 du petit livre de Roy Hession : Le chemin du Calvaire.

Le chapitre 6 est un appel à vivre le Réveil dans nos foyers. Hession montre comment c’est là que le péché a frappé au tout début de l’humanité et que c’est encore là que l’amour et la transparence sont les plus difficiles :

Le péché est entré d’abord dans le foyer. C’est sûrement là que nous péchons le plus. C’est donc bien là que le Réveil doit commencer. Certes, le Réveil est impérieusement nécessaire dans l’Église, dans le pays que nous habitons, dans le monde tout entier. Mais une Église réveillée composée de foyers non réveillés serait une vaste hypocrisie. Oui, c’est dans le foyer que doit commencer le Réveil, et il ne sera durable qu’à cette condition. C’est là, peut-être, qu’il est le plus difficile, qu’il coûte le plus, mais aussi qu’il est le plus nécessaire.

 Le chapitre 7 aborde le péché des autres. La « paille » dans l’œil de notre prochain, qui ne peut être traitée tant qu’on n’a pas réglé le problème de la « poutre » dans notre œil.

Selon le Nouveau Testament, nous devons tellement aimer notre frère que nous devons être prêts à faire n’importe quoi pour enlever de son oeil la paille qui trouble sa vue et l’empêche d’être béni. Il nous est dit de nous « reprendre les uns les autres », de nous « exhorter les uns les autres » (Romains 15 : 14), de nous « inciter à l’amour et aux oeuvres bonnes » (Hébreux 10 : 24) et, enfin, de nous « laver les pieds les uns aux autres » (Jean 13 : 14). L’amour de Jésus répandu en nous nous pousse à venir au secours de notre frère.

Ce que je retiens du chapitre 6

Au risque de me tromper moi-même, je pense reconnaître dans ma vie un vrai progrès. Après plusieurs années, je vois le fruit de l’enseignement du chapitre 6. Vivre dans la lumière est une exhortation[1] que je prends à cœur depuis des années. Bien sûr, je dois lutter tous les jours avec mon désir de paraître mieux que je suis. Mais je me réjouis aussi de voir comment ça peut devenir une habitude. On peut apprendre à ne pas cacher son péché à ceux qui nous sont proches. Je me souviens combien il était difficile au début de parler de certains péchés avec même mes plus proches amis. Ça a bien changé. De même, si c’est toujours aussi humiliant d’avouer qu’on a eu tort, l’habitude est bien là. Sauf quelques exceptions, je demande pardon avant le coucher du soleil. Peut-être que ça peut être un encouragement pour d’autres. Ce que la Bible appelle « vivre dans la lumière » n’est pas impossible. Ça commence par des petits pas.

Par contre, si j’examine la qualité de mon amour à la lumière de 1 Corinthiens 13[2], je vois qu’il est bien minable. J’ai très souvent des motifs égoïstes, l’orgueil est un combat quotidien et encore cette année, j’ai constaté que je suis un homme impatient. J’ai trouvé particulièrement important le lien qu’établit l’auteur entre toutes ces choses (égoïsme, orgueil, impatience, etc.) et la haine :

Ces choses-là se passent tous les jours, et nous n’y prenons pas garde. Elles ne sont pas de l’amour, mais de la haine. L’impatience, la jalousie, l’orgueil, la volonté propre, la mauvaise humeur, le ressentiment, etc., sont autant de formes de la haine. Or, la haine, c’est le péché. « Celui qui prétend être dans la lumière, tout en haïssant son frère, est encore dans les ténèbres » (1 Jean 2 : 9).

Enfin, j’ai trouvé pertinent la question posée en fin de chapitre : « Suis-je prêt à demander aux membres de ma famille de veiller à ce que je sois à la hauteur des normes élevées de l’amour selon Dieu ?[3] » Suis-je quelqu’un qui accueille favorablement la critique ? Très dur ça.

Ce que je retiens du chapitre 7

Ce chapitre était un soulagement. Comme vous aurez remarqué, je n’ai pas toujours été d’accord avec Hession. Je craignais que son message encourage la lâcheté, puisqu’on doit être brisé, écrasé, courbé et surtout ne pas faire valoir ses droits. Mais ce chapitre vient à point nommé pour remettre un peu de percussion dans une belle harmonie.

L’auteur encourage les chrétiens à se reprendre mutuellement. Mais uniquement quand on s’est occupé de son propre péché et qu’on agit uniquement par amour envers l’autre. Et je ne sais pas pour vous, mais ça exige beaucoup de courage de reprendre quelqu’un (et de la bonne manière par ailleurs !). C’est pourquoi Roy Hession dit :

Si Dieu nous conduit à reprendre quelqu’un, ne nous laissons pas arrêter par la crainte. Ne cherchons pas non plus à imposer notre point de vue à tout prix. Disons simplement ce que Dieu nous met à coeur et laissons-le faire le reste. C’est son oeuvre et non la nôtre. Il faut du temps pour courber un cou raide[4].

Je suis donc soulagé. De par mon parcours, j’avais l’impression qu’un des effets du Chemin du Calvaire était de rendre les gens « mous ». Mais ce chapitre montre bien que ce n’est pas le cas. Tout en étant conscient qu’il faut beaucoup d’efforts et de courage pour reprendre quelqu’un, ce chapitre l’encourage pleinement.

Seigneur, aide-moi a aimer ma femme en imitant tant bien que mal l’amour incroyable de Jésus pour nous. Donne aux autres le courage de me reprendre et aide-moi a apprendre a toujours mieux accepter les réprimandes. Accorde-moi aussi le courage et l’amour pour aider mes frères et sœurs dans leur marche avec toi en mettant le doigt sur un péché quand tu veux que je le fasse.

Et toi ami lecteur, comment as-tu été béni par ta lecture ? Laisse un commentaire ! Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite du Chemin du Calvaire, les chapitres 8 et 9.

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[1] Roy Hession, Le chemin du Calvaire, éditions BLF et CLC, 2012, p. 65

[2] idem, p. 66-69

[3] idem, p. 72

[4] idem, p. 79

Stéphane Kapitaniuk

Disciple de Jésus. Mari de Hanna. Papa de Noah et de 3 enfants repris dans le ventre de leur maman. Stéphane est le pasteur principal d'une implantation d'Église à Pont de Chéruy à 15 minutes de l'aéroport de Lyon St-Exupéry. Stéphane est diplômé de l’Institut biblique de Genève. Avec Hanna, il a fondé ChezCarpus.com, une librairie chrétienne de livres d'occasion. Il aussi créé plusieurs formations pour le logiciel biblique Logos (dont cette mini formation gratuite).Découvrez ici les articles qu'il vient de publier sur son blog.

https://stephanekapitaniuk.toutpoursagloire.com

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