Pourquoi et comment lire « l’Institution » de Jean Calvin

Si vous n'avez pas encore lu l'Institution de la religion chrétienne de Jean Calvin, il n'est pas trop tard pour commencer aujourd'hui. Dans cet article, je propose 4 raisons de lire le chef-d'œuvre de Calvin et on termine avec quelques pistes pour bien commencer à lire le réformateur.

Je vois au moins 4 raisons de lire l'Institution:

Mais avant cela, une précision. Comme chaque année, la Bible est ma lecture prioritaire. J’essaie de lire toute la Bible au moins une fois par an (cf les plans que l’on conseille). Mais cette année, l’Institution sera ma deuxième grosse lecture. Et je vois au moins 4 raisons de lire l’Institution:

4 raisons de lire l’Institution

  1. L’Institution chrétienne est une merveille du monde. Packer dit que l’œuvre de Calvin est une merveille du monde littéraire, spirituelle et théologique.¹
  2. L’Institution de la religion chrétienne est le premier ouvrage théologique paru en langue française. Alors que tous les théologiens écrivaient à l’époque en latin, Calvin a été le premier théologien à vouloir que son livre paraisse aussi en français, pour pouvoir être lu par le grand public.²
  3. Lire l’Institution pourrait être bien plus facile que vous pensez, et cela pour deux raisons: Premièrement, une version en français moderne existe depuis 2009. C’était le cadeau de Paul Wells et Marie de Védrines à l’occasion du 5e centenaire de la naissance de Jean Calvin. Secondement, Packer dit à propos du chef-d’œuvre de Calvin: « La facilité avec laquelle on lit l’Institution est, au vu de sa taille, remarquable. »¹
  4. Calvin a écrit pour nous. Calvin a écrit l’Institution pour que les Français et tous ceux qui veulent étudier la Bible puissent voir Jésus. Il dit: « Je voulais, principalement, que mon travail soit utile aux Français, dont je voyais plusieurs avoir faim et soif de Jésus-Christ et bien peu le connaître comme il fallait. »³

Comment et où commencer?

Institution-calvinJe vais suivre ce plan de lecture pour lire l’Institution en un an (5 jours par semaine). L’Institution étant divisée en quatre livres de plusieurs chapitres avec chaque fois des sections de chapitre, le plan est facile à suivre, peu importe l’édition que vous utilisez.

L’édition en français moderne fait 1431 pages. Ça peut être carrément intimidant. Mais à raison de 15 minutes par jour, vous devriez terminer sans problème le livre en un an. Et si vous souhaitez commencer plus doucement, il existe deux versions abrégées de l’Institution en « français moderne » (une à 18€ les 238 pages, et l’autre à 26€ les 464 pages, aussi vendue à la MB).

¹ J.I. Packer cité dans un article de Justin Taylor.

² Institution de la religion chrétienne, édition 2009. Page XVII

³ Idem, Page XXVII

Pour aller plus loin sur le sujet:

Si vous avez déjà lu l‘Institution de la religion chrétienne:

NOTE: Cet article a été publié le 5 février 2014. Je l’ai reposté sur le blog en novembre 2017 à l’occasion des 500 ans de la Réforme.

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Stéphane Kapitaniuk

Disciple de Jésus. Mari de Hanna. Papa de Noah et de 3 enfants repris dans le ventre de leur maman. Stéphane est le pasteur principal d'une implantation d'Église à Pont de Chéruy à 15 minutes de l'aéroport de Lyon St-Exupéry. Stéphane est diplômé de l’Institut biblique de Genève. Avec Hanna, il a fondé ChezCarpus.com, une librairie chrétienne de livres d'occasion. Il aussi créé plusieurs formations pour le logiciel biblique Logos (dont cette mini formation gratuite).Découvrez ici les articles qu'il vient de publier sur son blog.

https://stephanekapitaniuk.toutpoursagloire.com

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12 thoughts on “Pourquoi et comment lire « l’Institution » de Jean Calvin

  1. Paul NIzan dit :

    Première oeuvre théologique en français? J’ai l’impression que le Sommaire de Farel a été publié au moins 15 ans avant…

    1. Bonjour Paul,

      Je ne peux pas vous en dire plus sur votre impression. 🙂 Avez-vous une date pour le Sommaire de Farel?

      Je cite ma source dans l’article: l’intro de l’Institution, édition 2009, qui est la même que celle de l’édition de 1955. C’est donc Jean Cadier et Pierre Marcel qui disent: « Cette Institution de la religion chrétienne de 1541 est le premier ouvrage théologique paru en langue française » (xviii).

  2. Paul NIzan dit :

    Le sommaire a été publié en français en 1525: http://www.protestant.ch/enpg/enpg_web.nsf/categ/B2F283CBF09BECFCC1256C29004972CB?OpenDocument
    Puis a notamment été réédité, en français toujours, en 1534: http://books.google.ch/books?id=AJgUAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

    Mais comme la majorité pense que Calvin a réformé Genève. On n’en est pas à une erreur historique près…

    1. Merci Paul pour l’info. Effectivement, vous semblez avoir raison!

      1. Greg dit :

        Mais bien plus important que le fait d’être l’un des premiers ouvrages théologiques de la langue, c’est le livre qui a littéralement défini et fixé le français classique. Son importance a été considérable dans le développement de la langue. Il est considéré comme le premier chef-d’oeuvre du français classique tant la prose est à la fois précise, élégante et accessible.

        1. Merci Greg pour la remarque! Si j’ai bien compris, c’est un peu comme la traduction de la Bible de Luther pour la langue allemande alors?

          1. Greg dit :

            Exact, ou comme la bible King James pour l’anglais.

    2. Au fait Paul, le Catéchisme français de Calvin à été publié en 1537 (https://archive.org/details/lecatchismefran00dufogoog). C’est toujours après le Sommaire de Farel, mais avant son Institution. Décidément…

      Est-ce que c’est la définition « d’ouvrage théologique » qui en cause?

  3. Grégoire dit :

    Oui, ce qui est dit est vrai, à une précision près :
    Jean Calvin a écrit les premières éditions pour mettre au courant le roi François Ier de ce que croyaient les premiers protestants. Lui même prêtait une oreille favorable à ces thèses et sa propre sœur, Marguerite de Navarre, était vraiment convertie au protestantisme.
    Je pense que c’est là une des raisons principale de la publication de ce texte en français ainsi que du soin apporté à sa composition. Il s’agissait de rendre crédible cet élan de foi nouveau face aux « monstres sacrés » que constituaient Rome et surtout La Sorbonne en France.
    On dit aussi que l’autre texte qui a fixé la langue française est … Pantagruel de Rabelais 1535 ce qui illustre bien, finalement, le fameux paradoxe français !

  4. Finalement tu l’as finie? Je me lance cette année!

    1. Sniff… non, je n’ai pas tenu.

  5. Olivier dit :

    J’ai décidé de croire l’article (et l’auteur)… et pour l’instant, je suis en effet surpris de ma lecture. Plus facile à lire que je le pensais (Ed. Kerygma) et motivant… pour l’instant. Reste à tenir dans la durée, mais merci Stéphane pour cette suggestion de lecture !

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